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Salon du tourisme virtuel : la formule a-t-elle été efficace ?

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Le salon du tourisme dit « à distance » a attiré les internautes à cliquer sur un large éventail d’offres proposées en ligne. La formule de 10 jours sur internet au lieu de 3 jours de salon en présentiel semble, selon un premier sondage, s’avérer gagnante pour certaines destinations. Mais le salon version numérique a aussi ses inconvénients pour d’autres prestataires.

Publié le 19/09/2020 à 10:13 - Mise à jour le 19/09/2020 à 10:13
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Le salon du tourisme dit « à distance » a attiré les internautes à cliquer sur un large éventail d’offres proposées en ligne. La formule de 10 jours sur internet au lieu de 3 jours de salon en présentiel semble, selon un premier sondage, s’avérer gagnante pour certaines destinations. Mais le salon version numérique a aussi ses inconvénients pour d’autres prestataires.

10 jours de promotion en ligne au lieu de 3 jours en présentiel. Le salon du tourisme à distance a attiré 40 000 visiteurs sur sa page internet. 10 000 clients potentiels ont été directement mis en relation avec des prestataires. Selon un 1er sondage, Tahiti tourisme a recueilli la satisfaction de propriétaires de pensions aux Marquises ou encore à Mangareva. Mais parmi les 550 offres proposées, toutes ne se sont pas concrétisées par une réservation : « Il peut y avoir de nombreuses raisons à cela. Le site web, c’est en fonction de comment ils ont présenté leur offre. Mais c’est plus souvent lié à des questions d’accessibilité ou de disponibilité peut-être d’avion. Ça peut être aussi la réactivité en fonction des questions que les prestataires reçoivent », explique Jean-Marc Mocellin,directeur général de Tahiti Tourisme

L’inscription gratuite a permis à 300 prestataires d’avoir une visibilité. Les habitués du salon comme Bianca Urarii, gérante de pension de famille à Rikitea est satisfaite de cette formule. Son carnet de réservation est plein jusqu’à la fin de l’année.  Car elle a tout géré ici à Tahiti. La connexion internet à Rikitea n’aurait pas permis selon elle de répondre aussi rapidement à la clientèle : « Pour nous les îles éloignées, nous n’avons pas Internet avec les débits qu’il faut et le service. On aimerait bien être servis correctement aussi. Par contre le virtuel nous a permis de toucher les 5 archipels, par exemple les Marquises, les Australes. J’ai eu de la demande grâce au virtuel. »

La formule du salon virtuel apporte ses avantages et ses inconvénients. Pour Bruce Andrieux, gérant de société et spécialiste du charter nautique, l’idée est à reconduire même si cette édition n’est pas la plus fructueuse. Sans relation directe avec le client, difficile de vendre un produit comme le nautisme, notamment dans le contexte sanitaire actuel : « On a besoin de rencontrer les gens, de leur expliquer, de leur montrer comment ils vont dormir dans une cabine, quel trajet ils vont faire dans les îles. ce sont des vacances qui sont assez complexes. Quand on vend juste l’excursion à Tetiaroa, ce qu’on fait aussi, ça a assez bien marché. Bien sûr on a vendu moins mais on ne sait pas si c’est parce que c’est le salon virtuel, ou si c’est à cause de la crise covid. »

Certains visiteurs n’ont pas pu non plus concrétiser leur séjour à cause de la récente réorganisation du planning des vols d’air Tahiti. Pour les Gambier, l’unique vol est le mardi. Impossible pour une clientèle comme les enseignants par exemple de s’y rendre pour une semaine de vacances scolaire du samedi au samedi.

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