samedi 11 juillet 2020
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Rougeole : de nouvelles épidémies dans la zone Pacifique

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Dans son dernier bulletin de veille sanitaire, la direction de la Santé indique que la zone Pacifique est touchée par des épidémies de rougeole, mais que la Polynésie reste épargnée pour le moment.

Publié le 07/01/2020 à 10:35 - Mise à jour le 07/01/2020 à 11:11
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Dans son dernier bulletin de veille sanitaire, la direction de la Santé indique que la zone Pacifique est touchée par des épidémies de rougeole, mais que la Polynésie reste épargnée pour le moment.

Les pluies actuelles et leurs conséquences (inondations, boue, détritus, coupure d’eau…) sont favorables à la transmission d’agents infectieux pouvant être responsables de la dengue, de la leptospirose ou de cas de gastro-entérites.

Selon les derniers chiffres communiqués par le bureau de Veille sanitaire, au 29 décembre 19, 2 426 cas autochtones et 2 cas importés de dengue de type 2 ont été déclarés. Tahiti est en phase épidémique depuis le 10 avril, Bora Bora depuis le 12 juillet, Moorea depuis le 12 août, Nuku Hiva depuis le 27 août, Raiatea depuis le 12 septembre, Huahine depuis le 13 septembre, Rangiroa depuis le 19 septembre, Ua Pou depuis le 27 septembre, Tahaa depuis le 7 octobre, Hiva Oa depuis le 8 octobre, Ua Huka depuis le 9 octobre, Tubuai depuis le 9 octobre, et Fatu Hiva depuis le 10 octobre.

Les îles en phase d’alerte sont : Takaroa, Maupiti, Tikehau, Arutua, Tureia et Tahuata

La dengue de type 2 n’ayant pas circulé dans le Pays depuis l’an 2000, la population est faiblement immunisée. Les personnes de moins de 20 ans ou arrivées en Polynésie française après 2000 sont les plus à risque d’être infectées. Ce contexte épidémiologique pourrait entraîner une épidémie de plus grande ampleur.

Au-delà des actions de lutte anti-vectorielle mises en œuvre par la direction de la Santé (Centre d’hygiène et de salubrité publique) avec la collaboration des communes, chacun peut être acteur pour limiter l’ampleur de cette épidémie par les actions suivantes :
1) Pour ne pas être infecté :
– éliminez chaque semaine les gîtes larvaires autour de votre domicile et de votre lieu de travail 
– protégez-vous des piqûres de moustiques (répulsifs, moustiquaire, diffuseurs…)
2) Si vous avez de la fièvre supérieure à 38°C, consultez un médecin. Ceci est d’autant plus important si vous venez de Tahiti et vous rendez dans une autre île de Polynésie française, non touchée par ce virus.
3) Si vous avez la dengue :
– protégez-vous des piqûres de moustiques pendant 10 jours
– limitez vos déplacements, pour ne pas contaminer d’autres zones géographiques.

Aussi, pour lutter contre les épidémies suite à l’introduction de nouveaux virus, l’élimination des gîtes larvaires doit être continue, en supprimant ou protégeant toute zone de stagnation d’eau douce une fois par semaine. La Direction de la santé invite les personnes à consulter rapidement un médecin en cas de fièvre supérieure à 38,5°C d’apparition brutale et de douleurs musculaires et articulaires. La consultation permettra de confirmer le diagnostic et de prendre l’ensemble des mesures de lutte contre les moustiques porteurs du virus sur le terrain.

Les cas de grippe, de leptospirose, diarrhée et méningite

Pour rappel, la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière est en cours jusqu’au 31 janvier 2020. Le vaccin est le moyen le plus efficace de protection contre la grippe. Les personnes âgées et les sujets à risque (présentant une maladie chronique cardiaque, pulmonaire, etc.) et l’ensemble des professionnels de santé doivent penser à se faire vacciner.

L’activité est en baisse par rapport à la quinzaine précédente avec un total de 19 syndromes déclarés par les médecins sentinelles (15 en semaine 51 et 4 en semaine 52). Aucun cas confirmé de grippe n’a été confirmé cette quinzaine.

Cinq cas de leptospirose ont été déclarés cette quinzaine (trois en semaine 51 et deux en semaine 52).

Avec 43 cas déclarés de diarrhées (28 en S51 et 15 en S52), l’activité est en baisse par rapport à la quinzaine précédente

En semaine 52, un cas de méningite à éosinophile a été déclaré.

Épidémies de rougeole dans la zone Pacifique

La vaccination, mesure de protection individuelle et collective, est le seul moyen efficace de prévenir la maladie. En Polynésie, la vaccination est obligatoire depuis 1987. Du fait des échanges fréquents au niveau de la zone, malgré une bonne couverture vaccinale, le risque d’introduction du virus de la rougeole au fenua est bien réel. Les sujets à risque de contracter l’infection sont les personnes non ou incomplètement vaccinées (une seule dose) et celles n’ayant jamais eu la maladie.

– Épidémie en Nouvelle-Zélande : 2 174 cas de rougeole déclarés du 01/01 au 20/12/2019, dont 1 726 dans la région d’Auckland (80% des cas confirmés).
– Épidémie aux îles Samoa : 5 667 cas, dont 81 décès liés à la rougeole, déclarés au 29/12/2019.
– Samoa Américaines : 10 cas confirmés et 4 cas suspects déclarés au 31/12/2019 – Épidémie aux Tonga : 612 cas déclarés au 31/12/2019.
– Circulation à Fidji : 27 cas déclarés au 04/01/2020.
– Circulation à Queensland (Australie) : circulation active du virus. Un nouveau cas déclaré au 03/01/2020
– Kiribati : deux cas confirmés déclaré au 30/12/2019.

infos coronavirus

Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

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