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Rentrée scolaire : comment la Polynésie prévoit de protéger ses élèves

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Centres de vaccination dans les écoles, fermeture au cas par cas.... Pour rassurer les parents, la ministre de l'Éducation Christelle Lehartel a détaillé les mesures sanitaires suivies par les établissements scolaires alors que le Pays traverse sa deuxième vague de contamination Covid.

Publié le 12/08/2021 à 13:40 - Mise à jour le 12/08/2021 à 16:39
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Centres de vaccination dans les écoles, fermeture au cas par cas.... Pour rassurer les parents, la ministre de l'Éducation Christelle Lehartel a détaillé les mesures sanitaires suivies par les établissements scolaires alors que le Pays traverse sa deuxième vague de contamination Covid.

La cellule de crise de la DGEE a été réactivée, en partenariat avec le ministère de la santé et de la prévention. La ministre de l’Éducation a assuré que des rencontres se feront régulièrement avec le personnel d’encadrement, les associations de parents d’élèves et les directeurs généraux des services communaux.

Vaccination, port du masque et désinfection régulière des locaux

Christelle Lehartel a déclaré que le personnel des établissements scolaires sera “fortement incité à se faire vacciner”. Idem pour les élèves, avec la mise en place de centres de vaccination dans les écoles.

Quant au port du masque, il est obligatoire pour le personnel d’encadrement, et pour les élèves des CJA, collèges et lycées. Les élèves des écoles maternelles, élémentaires et primaires, ont toujours la possibilité de porter un masque, sans obligation.

L’entretien du matériel scolaire devrait être régulièrement assuré. De même pour les salles de classes qui devront être désinfectées avant le début des cours, lors de chaque intercours et à la fin de la journée. Une procédure sur l’utilisation des produits d’entretien a été remise au personnel des établissements scolaires, a confirmé Christelle Lehartel.

Pour éviter au maximum les rassemblements, la ministre a indiqué que les directeurs ont toujours la possibilité de revoir leur aménagement des horaires afin de différer les temps de récréation, d’accueil des élèves et de restauration. “En terme de distanciation physique dans les établissements scolaires, on est d’accord, c’est compliqué”, a ensuite reconnu Christelle Lehartel.

Des fermetures ciblées

Les protocoles sanitaires sont quelque peu restés les mêmes que l’an passé. Les codes couleurs vert, orange et rouge sont maintenus, avec l’isolement en zone tampon pour l’élève ou le personnel symptomatique, en code orange. En cas d’élève ou de personnel positif, en code rouge, l’un est exempté de cours pendant toute la durée de sa quarantaine et l’autre est mis en congé normal.

D’autres mesures peuvent être prises en concertation avec le bureau de veille sanitaire et les tavana, afin d’effectuer une fermeture ciblée de la classe ou de l’école concernée.

Pour l’instant, seuls cinq sites ont fait l’objet d’une fermeture, sur décision du maire de chaque commune. Ces fermetures concernent trois îles des Tuamotu, Maupiti, et le CJA de Huahine. Une réouverture est envisagée pour lundi.

Dans les internats, les élèves transportés par la DGEE ont été massivement testés avant d’embarquer en avion ou en bateau. Ils ont également été testés à leur arrivée et le seront régulièrement en fonction des préconisations de la direction de la santé, selon Christelle Lehartel.

Un discours qui se veut rassurant

Le vice-recteur Philippe Lacombe s’est montré confiant en assurant que “tout le monde a compris l’exigence vis-à-vis de la situation sanitaire”, faisant référence au personnel des établissements scolaires.

“Nous observons très peu de retour de cas positifs chez les élèves”, a-t-il déclaré. “Les parents doivent être rassurés. […] Nous avons un très haut niveau d’exigence”.

Concernant le taux d’absentéisme du personnel de l’éducation, il atteint 3 à 5% dans les collèges et lycées. Des chiffres quasiment proportionnels au taux habituel d’absence, selon le vice-recteur.

Dans le premier degré, 45 classes n’ont pas pu ouvrir comme à l’accoutumée, dû à l’absence de leurs enseignants. Mais les enfants ont tout de même pu être accueillis, soit par des enseignants de la brigade de remplacement, soit par les enseignants d’autres classes aux effectifs réduits où ils ont été dispatchés.

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