dimanche 24 mai 2020
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Razzia sur les œufs, une protéine qui ne connaît pas la crise

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C’est une denrée qui ne connaît pas la crise. Après le riz, les pâtes, ou la farine, on assiste désormais à une ruée sur les œufs. Difficile à trouver, cette protéine ne risque pourtant pas de pénurie. Au contraire. La fermeture des hôtels, des restaurants, des cantines ou des pâtisseries a reporté l’ensemble des volumes sur les commerces et la grande distribution.

Publié le 05/04/2020 à 16:32 - Mise à jour le 05/04/2020 à 16:33
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C’est une denrée qui ne connaît pas la crise. Après le riz, les pâtes, ou la farine, on assiste désormais à une ruée sur les œufs. Difficile à trouver, cette protéine ne risque pourtant pas de pénurie. Au contraire. La fermeture des hôtels, des restaurants, des cantines ou des pâtisseries a reporté l’ensemble des volumes sur les commerces et la grande distribution.

Il faut se lever tôt pour trouver des œufs depuis quelques jours. Introuvables sur plusieurs points de vente, ils sont pourtant bien livrés tous les matins. Par soucis d’égalité, le Marché de Hamuta a pris le parti de rationner. « D’habitude on expose les oeufs, les gens se servent comme ils veulent. Ils en prennent, 4, 5 boîtes s’ils veulent. Mais là on est obligés de rationner tout le monde : c’est une douzaine par famille. Point final », déclare André Laille, gérant du marché de Hamuta.

Il se trouve que les œufs entrent dans la composition d’une infinité de recettes salées ou sucrées. Alors que le confinement s’éternise, petits et grands tuent le temps aux fourneaux.

Plus abordable que la viande ou le poisson, cette protéine présente aussi une durée de conservation supérieure : 28 jours après la date de ponte. « Le confinement fait que les gens consomment beaucoup plus d’oeufs. On est pris d’assaut par les gens qui font leurs courses. Les quantités qu’on mettait normalement dans un magasin pour la journée, en une demi-heure voire trois quart d’heure, une heure, tout est parti », nous dit Daniel Choquet, propriétaire de la SCEAP Taravao.

Les producteurs n’ont pourtant rien changé à leurs habitudes : « On a toujours la même production, on distribue toujours de la même façon, mais avec le confinement, il y a un engouement pour les oeufs et comme il y a des trous dans les magasins, les gens se ruent sur les oeufs en en prenant plusieurs douzaines. Ça ne sert à rien puisqu’il y a toujours autant d’oeufs sur le territoire. Il n’y a pas eu de baisse. il y en a même plus puisque tous les hôtels sont fermés donc tous ces oeufs se retrouvent sur le marché. »

Près de 48 millions d’œufs sont consommés chaque année en Polynésie selon le bulletin statistique agricole. Un marché alimenté principalement par la production locale qui compte plus de 60 fermes avicoles, pour un chiffre d’affaires d’environ 1 milliard.

Si le confinement devait durer 2 à 3 mois, l’importation de poussins de Nouvelle-Zélande, pourrait alors poser un problème. « Peut-être que d’ici 6 à 8 mois nous auront des problèmes parce que nous n’auront pas d’arrivage de poussins. Comme il faut 20 à 22 semaines pour faire une poule pondeuse, ça va nous faire des trous dans l’élevage. Peut-être qu’il y aura pénurie d’oeufs. »

Une semaine avant le début du confinement, les producteurs ont cependant reçu un lot qui devrait permettre d’alimenter le marché jusqu’en septembre.

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Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

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