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Raiatea : une remorque amphibie et un portique de levage de 50 tonnes pour les carénages

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Mettre en carénage un navire dans les îles Sous-le-Vent est un exercice difficile, surtout lorsque les infrastructures ne sont pas disponibles ou pas adaptées. À Raiatea, une société a décidé d'investir dans des engins de levage de grosse capacité. Un pari audacieux en temps de crise.

Publié le 19/02/2021 à 9:43 - Mise à jour le 19/02/2021 à 9:57
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Mettre en carénage un navire dans les îles Sous-le-Vent est un exercice difficile, surtout lorsque les infrastructures ne sont pas disponibles ou pas adaptées. À Raiatea, une société a décidé d'investir dans des engins de levage de grosse capacité. Un pari audacieux en temps de crise.

Pour mieux répondre aux besoins de la société et faire face à une lacune d’offre sur les Raromatai, Dominique Goché, gérant de la société Raiatea Carénage Services, n’a pas eu d’autre choix que d’investir dans du matériel plus adapté : un portique de levage de 50 tonnes et une remorque amphibie construite selon ses directives. Un modèle unique au monde.

« On est en train de procéder à l’assemblage d’un travel-lift, donc un portique de levage de bateau d’une capacité de 50 tonnes qui vient de nous être livré, explique Dominique Goché. La semaine dernière, nous avons réceptionné un autre outil qui est un petit peu révolutionnaire dans le milieu, c’est une remorque amphibie hydraulique, qui va nous permettre d’être beaucoup plus performant sur l’ensemble des bateaux que l’on doit lever. »

Deux techniciens italiens supervisent l’assemblage des appareils et assurent la formation de ses utilisateurs. Coût de l’investissement : près de 100 millions de Fcfp. Les différentes aides dont a bénéficié la société ont permis de diviser le coût de moitié. 

« Les 2 engins sont des engins de nouvelle technologie qui sont pilotés par télécommande, poursuit Dominique Goché. C’est de la nouvelle technologie, il faut qu’on s’y adapte, il faut que mes hommes s’y adaptent. Il y a une phase de formation qui va être mise en place, mais par contre on va gagner en efficacité. »  

(crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

À peine assemblés, et déjà les premiers clients se manifestent. Du haut de ses 18 ans, Ariimoana Goché assure la manœuvre et dans un même temps teste le matériel. Il est agréablement surpris de son efficacité.

« Pour les catamarans, on les sortait sur notre ancienne remorque tractée par un élévateur. On était obligé de rattraper avec des blocs pour la hauteur, alors que là avec les vérins, c’est beaucoup plus facile, confie-t-il. C’est une grande différence. On peut piloter la machine avec une manette et on peut prendre aussi plusieurs types de bateau : les monocoques, les catamarans et les bateaux à moteur aussi. C’est un grand plus. »  

Le portique de levage est également opérationnel. La société termine la phase de contrôle, mais le planning de travail de cet engin est déjà bien chargé. Preuve que malgré la crise rien n’est impossible.

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