Rachat du domaine de Temae : Nicole Sanquer interpelle de nouveau le Pays

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Nouvelle passe d'arme entre Nicole Sanquer et le Pays sur les cessions du domaine de Temae. Le gouvernement, qui a tenu une conférence de presse le 10 mars pour apporter des précisions sur son projet d'acquisition d'une parcelle de 18 hectares au groupe Wane, n'a visiblement pas convaincu la présidente d'A Here ia Porinetia. Cette dernière a fait part de son "incrédulité" dans un communiqué.

Publié le 14/03/2023 à 12:43 - Mise à jour le 14/03/2023 à 14:51

Nouvelle passe d'arme entre Nicole Sanquer et le Pays sur les cessions du domaine de Temae. Le gouvernement, qui a tenu une conférence de presse le 10 mars pour apporter des précisions sur son projet d'acquisition d'une parcelle de 18 hectares au groupe Wane, n'a visiblement pas convaincu la présidente d'A Here ia Porinetia. Cette dernière a fait part de son "incrédulité" dans un communiqué.

A Here ia Porinetia revient à la charge sur la cession du domaine de Temae au Pays. Au cœur des remous, une parcelle de 18 hectares du domaine Enany que le Pays souhaite racheter, pour un peu plus de 2 milliards de Fcfp. Une somme relativement proche des 2,85 milliards qu’a déboursé Louis Wane, selon le conseil municipal de Moorea, pour acquérir la totalité des 56 hectares du même domaine… loin des 5,4 milliards de Fcfp que vaudraient le terrain.

Ce dernier chiffre, avancé par Jean-Christophe Bouissou en conférence de presse, vendredi dernier, reste inférieur aux 6 milliards évoqués par Édouard Fritch sur le plateau de Polynésie la 1ere deux jours plus tard. « La confusion entre ces deux chiffres n’a pas permis de comprendre la raison de cet écart« , estime Nicole Sanquer.

Autre point opaque selon le communiqué : le droit de préemption qui « aurait pu être exercé » par le Pays après le refus de la commune, lors de la cession du domaine de Temae à la société Tetou Temae, créée par l’acheteur. Une société qui s’est d’ailleurs vue accorder une exonération de 113 millions de droits d’enregistrement et de publicité foncière, selon l’Association des habitants de Temae Moorea. Un « cadeau fiscal« , pour A Here ia Porinetia, qui estime que « l’intérêt public de l’opération qui aurait pu justifier cette exonération apparaît plus que douteux« . L’accès à la mer est au cœur des revendications des élus de l’opposition municipale de Moorea, qui souhaitent l’emprise communale de 3,2 hectares (le fameux emplacement ER22) inscrite en zone réservée au PGA de Moorea.

Enfin, Nicole Sanquer rappelle la décision du tribunal administratif de septembre dernier, annulant le projet de modification du PGEM de Moorea, interdisant par la même occasion la construction de nouveaux bungalows sur pilotis dans la zone.

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