lundi 29 novembre 2021
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Que faire face à l’augmentation de la violence chez les jeunes ?

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Bagarres, rixes, coups gratuits : c'est une déferlante de violences au fenua amplifiée par les réseaux sociaux. Si des initiatives ont déjà été prises pour l’encadrement de la jeunesse délinquante, pour certains, ça ne suffit pas. Le champion de MMA Henri Burns fait partie de ceux qui tirent aujourd’hui la sonnette d’alarme. Pourtant, ce phénomène n’est pas nouveau.

Publié le 01/07/2021 à 9:03 - Mise à jour le 01/07/2021 à 9:03
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Bagarres, rixes, coups gratuits : c'est une déferlante de violences au fenua amplifiée par les réseaux sociaux. Si des initiatives ont déjà été prises pour l’encadrement de la jeunesse délinquante, pour certains, ça ne suffit pas. Le champion de MMA Henri Burns fait partie de ceux qui tirent aujourd’hui la sonnette d’alarme. Pourtant, ce phénomène n’est pas nouveau.

“A tous les ministres, au Président Edouard Fritch, avec tout le respect que j’ai pour vous, c’est un appel à l’aide pour cette jeunesse”. Le champion de MMA Henri Burns tire la sonnette d’alarme face aux derniers événements violents impliquant des jeunes.

“Encore une fois on a eu la mort d’un jeune sur les épaules. Dernièrement, il y a eu des filles, des mamans, là il y a un homme qui est dans le coma. Un jeune qui s’est fait agressé aussi parce qu’il défendait son papa. On sait pas où on va, l’heure est grave. Il faut tirer la sonnette, l’alarme, maintenant et pas après”, martèle Henri Burns.

Lui-même adolescent sans repères, le champion de MMA parvient à sortir la tête de l’eau grâce au sport. Aujourd’hui sportif accompli, il souhaite à son tour aider la jeunesse délinquante.

“Aujourd’hui, on a deux solutions. Soit on sévit sévèrement, mais je pense pas que ça va arranger les choses, soit on propose des projets à long terme qui vont améliorer et permettre d’encadrer ses jeunes”, déclare Henri Burns. “Si on peut grâce à ça mettre des mesures, par exemple faire des camps d’entrainements, moi je suis capable de proposer un camp d’entrainement avec des professionnels de l’international. […] Mais le nerf du combat […], c’est l’argent, le financement. Si on n’a pas le financement, je pourrais pas, moi, même avec tout l’amour, tout le positif que je veux partager avec les jeunes, je pourrais pas aider”.

Des initiatives pour encadrer les jeunes, il en existe pourtant déjà selon Teiva Manutahi, directeur de la délégation pour la prévention de la délinquance de la jeunesse. Pour lui, outre le volet prévention, il faut également une prise de conscience collective.

“Je parle vraiment de la question de l’éducation et sur cette question là, tout le monde a une responsabilité”, indique Teiva Manutahi. “Que l’on soit élu communal, que l’on soit confession religieuse, association sportive, culturelle, de jeunesse, que l’on soit parent, enseignant ou simple citoyen… On a, chacun d’entre nous, une responsabilité, une part de responsabilité, pour venir encadrer cette jeunesse qui aujourd’hui est dans le passage à l’acte”.

Du côté de l’appareil judiciaire, à défaut de dépôts de plaintes systématiques, les chiffres restent peu représentatifs de la réalité.

Des chiffres relatifs à la délinquance juvénile peu représentatifs de la réalité (crédit image : Tahiti Nui Télévision)

Pour Teiva Manutahi, “il faudrait que chaque citoyen, dès lors qu’il constate une infraction, dépose plainte. Je sais que c’est une démarche un peu fastidieuse, mais c’est la seule qui va permettre de reconnaître ce phénomène”.

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