vendredi 7 août 2020
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Quand les Polynésiens ne se sentent pas Européens

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Publié le 01/03/2019 à 15:49 - Mise à jour le 01/03/2019 à 15:49
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Avec la venue d’Annick Girardin en Polynésie pour le 17e Forum des pays et territoires d’outre-mer de l’Union européenne (PTOM-UE), nous vous demandions cette semaine sur notre page Facebook si, selon vous, l’Union européenne prend-elle assez en considération les pays et territoires d’outre-mer ?
D’une manière majoritaire dans les commentaires, on retrouve un énorme sentiment de rejet de l’Europe, souvent avec des mots durs, souvent avec des mots un peu caricaturaux.
 
Maono par exemple l’exprime clairement : « De toute façon, on n’est pas Européens. Nous on ne veut plus de l’Europe, ça suffit, prenons en main notre destin ».
Eric Jonathan est tout aussi catégorique : « L’Union européenne est une organisation mafieuse qui s’enrichit sur le dos des Européens et donc aussi des Polynésiens ».
Dominique verse également dans cette théorie du complot : « L’Europe a besoin de nos ressources. C’est pour cela qu’elle nous subventionne. Ce sont des hypocrites, des calculateurs et des manipulateurs ».
Quant à Ropati, il doute de la destination des subventions, « pourquoi la population n’en voit rien ? », se demande-t-il.
 
A-t-il raison sur ce dernier point ? Clairement non. L’Europe est une source de financement extrêmement importante pour l’ensemble des pays et territoires d’outre-mer. Le fonds européen, sur 2014 à 2020, est de 43,5 milliards de francs. Et rien que pour la Polynésie française, le 11e fonds de développement, qui a été négocié par Teva Rohfritsch à Bruxelles, se monte à 3,6 milliards de francs sur 5 ans.

Cet argent, les Polynésiens le voient bien. Par exemple, l’hôpital de Mamao a été construit grâce à des financements européens. Cela concerne aussi l’assainissement de l’eau à Bora Bora, à Moorea, à Punaauia et à Papeete, tout comme le réaménagement des marae de la Papenoo.
Il y a même un fonds d’urgence qui a déjà été utilisé à l’occasion des intempéries et puis l’argent du 11e FED va servir spécifiquement au développement touristique du pays.
 
Qu’est-ce qui expliquerait alors ce désamour de nos internautes pour l’Europe ? Probablement l’éloignement. Quand on est à près de 20 000 km de l’Europe, on ne se sent pas tellement Européen. Il y a aussi une forte connotation indépendantiste dans tous les commentaires, c’est-à-dire que ce sont surtout eux qui se sont exprimés. Et évidemment, l’Europe cristallise pour eux le symbole du colonialisme…
 
Dans près de 3 mois se tiendront les élections européennes. En 2014 le taux de participation n’atteignait même pas les 15%, ce n’est pas sûr qu’on fasse beaucoup mieux cette année. D’autant qu’il y a une nouvelle circonscription unique, c’est-à-dire que les hommes politiques polynésiens vont avoir du mal à se faire une place sur les listes, en tout cas pour être éligibles.
Jusqu’à maintenant, un seul candidat qui habite en Polynésie s’est déclaré, c’est Eric Minardi pour le Rassemblement national, et selon nos informations, il pourrait être en position éligible et devenir un député européen.
 

Rédaction web avec Bertrand Parent et Tauhiti Tauniua-Mu San

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Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

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