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Quand les garagistes n’inspirent pas confiance (étude)

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Publié le 20/02/2019 à 16:06 - Mise à jour le 20/02/2019 à 16:06
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Quels rapports les automobilistes entretiennent-ils avec leur garagiste ? L’étude sur le budget des familles, réalisée par l’Institut de la statistique en 2015, révèle que le transport est le deuxième poste de dépense le plus important pour les familles, derrière l’alimentation et devant le logement.
 
Une famille dépense en moyenne 56 822 Fcfp par an, rien que pour l’entretien de ses véhicules. Un budget conséquent qui génère de la méfiance à l’égard des garagistes et autres professionnels de la maintenance, selon les résultats d’une enquête réalisée auprès de 600 familles sur le thème « les Polynésiens et leurs voitures », et dont l’association de défense des consommateurs Te Tia Ara s’est fait l’écho ce jeudi.
 
Cette méfiance se traduit aussi par le manque d’entretien des véhicules. Près d’une personne sur deux déclare ainsi ne pas avoir entretenu son véhicule depuis plus de deux ans. Parmi ces personnes, 79% sont des propriétaires de voitures achetées d’occasion.
 
Une grande partie des personnes interrogées avoue d’ailleurs ne plus entretenir leur véhicule une fois la garantie passée. Mais quand un véhicule ne démarre plus, il faut bien le faire réparer…
 
Dans ce cas, beaucoup d’automobilistes polynésiens n’ont tout bonnement pas recours aux services d’un garagiste. D’après l’étude de Te Tia Ara, à peine un peu plus de la moitié des personnes interrogées font appel à un professionnel pour entretenir leur véhicule.
 
Et parmi ces derniers, 66% restent fidèles au même garagiste. Dans leurs critères de choix : 24% aiment qu’on leur explique en détail leur facture, 23% demandent à voir la pièce qui a été remplacée et 20% apprécient quand on leur prête un véhicule de remplacement le temps des travaux.
 
Les familles interrogées dans ces études formulent également plusieurs souhaits, comme l’amélioration de l’état des routes, de la fluidité du trafic et de l’efficacité des transports en commun, pour que leur véhicule s’use moins vite.
 
Ils réclament aussi la mise en place d’un plafond tarifaire pour chaque type de panne, la possibilité de faire réparer son véhicule avec des pièces d’occasion ou encore de renforcer les contrôles de l’inspection du travail pour les mécaniciens qui travaillent au noir.
 

Rédaction web avec Tamara Sentis et Brandy Tevero

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