lundi 1 mars 2021
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Puunui : trop de maisons, pas assez d’eau

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Sur les hauteurs de Puunui, la pression de l’eau ne cesse de diminuer. En plus de la sécheresse, depuis 18 ans, le nombre d’habitations implantées sur ce domaine agricole, a explosé.

Publié le 15/09/2019 à 11:21 - Mise à jour le 15/09/2019 à 11:23
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Sur les hauteurs de Puunui, la pression de l’eau ne cesse de diminuer. En plus de la sécheresse, depuis 18 ans, le nombre d’habitations implantées sur ce domaine agricole, a explosé.

« C’est pas tout le monde qui n’a pas d’eau. C’est uniquement ceux qui sont en hauteur. C’est-à-dire plus haut que le réservoir », explique Tumoana Doom, responsable du service hydraulique à Taiarapu Ouest. Ce réservoir, a une capacité de 7000 litres. Aujourd’hui, il fournit 60 habitations. Mais le responsable du service hydraulique constate que la capacité de la citerne ne répond plus à la demande des foyers en constante augmentation depuis plus de 10 ans, sur les hauteurs de Puunui : « il y a eu des constructions qui ont été bâties, je ne sais pas s’il y a vraiment eu des permis de construire. Et la plupart sont branchés. C’est un peu piraté. Ils se branchent sur un autre, qui se branche sur un autre… A la fin il n’y a plus assez de pression et c’est le gros souci qu’on a aujourd’hui… »

Deux citernes sont disséminées sur ce domaine agricole. Autrefois géré par le SDR, c’est la commune qui en a repris la gestion et la maintenance. Alors, quand il pleut et qu’il faut intervenir sur les conduites ou le captage, les agents doivent parcourir des kilomètres en contrebas de la montagne. « C’est uniquement aérien. On n’a pas de routes pour entretenir. C’est le gros problème qu’on a aujourd’hui : c’est l’entretien des conduites et le captage. Rien que pour descendre il nous faut à peu près 2 heures de marche. Après il faut deux heures pour revenir. Ça c’est pour analyser le problème, et quand on a trouvé le problème on redescend le lendemain pour réparer. »

La commune pense installer une 3e citerne de 80 mètres cubes sur ce site, mais les conflits entre familles, les problèmes fonciers et le manque de financement pourraient retarder la sortie de terre du projet. Les maisons, elles, continuent de fleurir…

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