lundi 26 septembre 2022
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Putu Uira : un générateur virtuel d’ici fin 2022

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Assurer la sécurité du réseau électrique en cas de déclenchement d’un groupe thermique, de perte de producteur hydroélectrique ou solaire, ou encore d’une partie du réseau de transport : c’est le rôle du tout nouveau générateur Putu Uira qui devrait être mis en service d’ici la fin de l’année. Ce matin, le fournisseur historique d’électricité a convié les médias pour dresser un état des lieux de l’avancée des travaux et présenter le projet.

Publié le 20/04/2022 à 17:24 - Mise à jour le 20/04/2022 à 17:24
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Assurer la sécurité du réseau électrique en cas de déclenchement d’un groupe thermique, de perte de producteur hydroélectrique ou solaire, ou encore d’une partie du réseau de transport : c’est le rôle du tout nouveau générateur Putu Uira qui devrait être mis en service d’ici la fin de l’année. Ce matin, le fournisseur historique d’électricité a convié les médias pour dresser un état des lieux de l’avancée des travaux et présenter le projet.

Avec une puissance de 15 mégawatts, le générateur virtuel Putu Uira est aussi puissant qu’un groupe thermique de la Punaruu. Un générateur composé de transformateurs et d’onduleurs accueillera d’ici le mois de mai 34 tonnes de batteries. Leur durée de vie est de 15 ans. “Son rôle numéro 1 va être de permettre d’arrêter un moteur de la Punaruu. Aujourd’hui, on a toujours un moteur en plus, qui ne sert uniquement qu’à être là au cas où il y a un autre groupe qui déclenche à côté ou qui a un problème sur le réseau” indique Patrick Desfour, chargé de projet Putu Uira.

L’entretien d’un groupe thermique coûte 100 millions de Fcfp par an. Avec Putu Uira, les coûts sont réduits tout en garantissant la fourniture d’électricité. En cas d’incident majeur, le générateur virtuel est capable de fournir 15 mégawatts durant 20 minutes, le temps nécessaire à la mise en route d’un groupe thermique de secours : “Demain, on aura plus de réserves de puissances sur les groupes, ce qui va permettre aux groupes d’être à fond et de fonctionner dans une plage où ils polluent moins et où ils consomment moins. Mais l’inconvénient de ça, c’est que si un groupe déclenche, il faut qu’il y ait quelque chose qui prenne le relais sinon c’est le black out, ou alors du délestage. Putu Uira sera là pour prendre instantanément, en quelques millisecondes, les 15 mégawatts qui auraient été perdus par la centrale”.

La première mise sous tension de Putu Uira est prévue pour juillet, et sera accompagnée d’essais sur le réseau électrique pour une mise en service d’ici la fin de l’année.

Coût total du projet : 1,750 milliards de Fcfp. Un investissement qui ne sera pas répercuté sur le prix de l’électricité.

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