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Programme Best : les ateliers régionaux sont ouverts

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Sauvegarde des oiseaux rares, de la flore, et des forêts naturelles : 3 ans après l’arrivée de Best dans le Pacifique, l’heure est au bilan. Le programme de financement européen réunit une trentaine d’acteurs de Polynésie, de Calédonie et de Wallis-et-Futuna. Pendant encore deux jours, les associations de ces trois pays vont échanger leurs techniques de conservation, discuter des points forts, et tenter de mobiliser, à nouveau, des fonds européens.

Publié le 09/10/2019 à 16:47 - Mise à jour le 09/10/2019 à 16:47
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Sauvegarde des oiseaux rares, de la flore, et des forêts naturelles : 3 ans après l’arrivée de Best dans le Pacifique, l’heure est au bilan. Le programme de financement européen réunit une trentaine d’acteurs de Polynésie, de Calédonie et de Wallis-et-Futuna. Pendant encore deux jours, les associations de ces trois pays vont échanger leurs techniques de conservation, discuter des points forts, et tenter de mobiliser, à nouveau, des fonds européens.

Le monarque peut siffloter. Depuis l’arrivée du programme de financement européen Best en 2015, sa population est en hausse de 16% chaque année. Un résultat prometteur qui conforte l’initiative de son principal lobby. « C’est dans les outre-mer et notamment dans le Pacifique, que les enjeux de biodiversité sont les plus importants notamment en Calédonie, en Polynésie. On a des espèces endémiques, des espèces en voie de disparition, et si on ne fait rien pour les protéger, eh bien elles disparaîtront dans les 10, 20, 50 prochaines années », explique Anne Caillaud, du comité français de l’union internationale pour la conservation de la nature (UICN)

Depuis 2015, l’Europe a débloqué 240 millions de francs pour financer 24 projets de la région, dont 13 en Polynésie. Pour ses oiseaux rares notamment. Comme le martin-chasseur de Niau, ou le monarque de Tahiti, dont l’habitat est occupé à 90% par le tulipier du Gabon, ou le miconia. « C’est essentiellement du contrôle de prédateur, et après c’était beaucoup de restauration de l’habitat pour le monarque de Tahiti. C’était enlever du miconia, des plantes envahissantes, et replanter des espèces endémiques et indigènes. On a planté 1000 plantes en 2 ans pour restaurer l’habitat du Monarque de Tahiti qui est vraiment très dégradé », détaille Thomas Ghestemme, de la société d’ornithologie Manu

Les espèces envahissantes, la Nouvelle-Calédonie en souffre aussi. Sa montagne la plus haute abrite 70% de flores endémiques. Les cerfs et les cochons ne font qu’une bouchée des jeunes pousses. Léon Razafindrakoto, directeur de l’association Dayu Biik explique que le projet Best a permis de « faire la régulation des cerfs pour la préservation de cette belle forêt qui de mon point de vue fait partie du patrimoine naturel et culturel de Hienghéne et aussi du territoire de Nouvelle-Calédonie ».

Les associations le savent : elles ne peuvent pas compter sur les seuls fonds du pays. De ces retours d’expérience, elles devront monter une stratégie pour convaincre l’Europe et le prochain Best.

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