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Près de 2 000 cas de dengue 2 depuis le début de l’année

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L'épidémie de dengue de type 2 se poursuit en Polynésie avec 1 890 cas autochtones et 2 cas importés de dengue 2 confirmés depuis début 2019.

Publié le 12/11/2019 à 17:39 - Mise à jour le 12/11/2019 à 17:45
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L'épidémie de dengue de type 2 se poursuit en Polynésie avec 1 890 cas autochtones et 2 cas importés de dengue 2 confirmés depuis début 2019.

Selon les derniers chiffres communiqués par le bureau de Veille sanitaire, au 3 novembre 2019, 1 890 cas autochtones et 2 cas importés de dengue 2 ont été confirmés depuis début 2019. Pour rappel, Tahiti est en phase épidémique depuis le 10 avril, Bora Bora depuis le 12 juillet, Moorea depuis le 12 août, Nuku Hiva depuis le 27 août, Raiatea depuis le 12 septembre, Huahine depuis le 13 septembre, Rangiroa depuis le 19 septembre, Ua Pou depuis le 27 septembre, Tahaa depuis le 7 octobre, Hiva Oa depuis le 8 octobre, Ua Huka depuis le 9 octobre, Tubuai depuis le 9 octobre, et Fatu Hiva depuis le 19 octobre. Les îles en phase d’alerte sont : Takaroa, Maupiti, Tikehau et Arutua.

Lire aussi : L’épidémie de dengue 2 poursuit sa progression

La dengue de type 2 n’ayant pas circulé dans le Pays depuis l’an 2000, la population est faiblement immunisée. Les personnes de moins de 20 ans ou arrivées en Polynésie française après 2000 sont les plus à risque d’être infectées. Ce contexte épidémiologique pourrait entraîner une épidémie de plus grande ampleur.

Le bureau de Veille sanitaire rappelle qu’au-delà des actions de lutte anti-vectorielle mises en œuvre par la direction de la Santé (Centre d’hygiène et de salubrité publique) avec la collaboration des communes, chacun peut être acteur pour limiter l’ampleur de cette épidémie par les actions suivantes :
1) Pour ne pas être infecté :
– éliminez chaque semaine les gîtes larvaires autour de votre domicile et de votre lieu de travail 
– protégez-vous des piqûres de moustiques (répulsifs, moustiquaire, diffuseurs…)
2) Si vous avez de la fièvre supérieure à 38°C, consultez un médecin. Ceci est d’autant plus important si vous venez de Tahiti et vous rendez dans une autre île de Polynésie française, non touchée par ce virus.
3) Si vous avez la dengue :
– protégez-vous des piqûres de moustiques pendant 10 jours
– limitez vos déplacements, pour ne pas contaminer d’autres zones géographiques.

Aussi, pour lutter contre les épidémies suite à l’introduction de nouveaux virus, l’élimination des gîtes larvaires doit être continue, en supprimant ou protégeant toute zone de stagnation d’eau douce une fois par semaine. La Direction de la santé invite les personnes à consulter rapidement un médecin en cas de fièvre supérieure à 38,5°C d’apparition brutale et de douleurs musculaires et articulaires. La consultation permettra de confirmer le diagnostic et de prendre l’ensemble des mesures de lutte contre les moustiques porteurs du virus sur le terrain.

Les cas de grippe, de leptospirose et diarrhée

Aucun cas de grippe n’a été confirmés durant cette quinzaine. L’activité est donc en baisse. En revanche, quatre cas de leptospirose ont été déclarés cette quinzaine (un en semaine 43 et trois en semaine 44). Les facteurs de risque identifiés sont ceux habituellement observés : le jardinage/fa’a’apu, la marche à pieds nus et la baignade en rivière. Le nombre de cas déclarés de diarrhée s’élève quant à lui à 92, dont 39% d’enfants de moins de 4 ans (44 cas en semaine 43 et 48 en semaine 44). L’activité est stable dans le réseau sentinelle par rapport à la quinzaine précédente.

Épidémie de rougeole en Nouvelle-Zélande, aux îles Samoa, aux îles Tonga, à Fidji et en Australie

Une épidémie de rougeole est en cours en Nouvelle-Zélande : du 1er janvier au 12 novembre 2019, 2 033 cas de rougeole ont été confirmés, dont 1 645 dans la région d’Auckland (soit 81% des cas confirmés).

En Polynésie française, la vaccination contre la rougeole est obligatoire depuis 1987. Mais malgré l’excellente couverture vaccinale, l’importation de cas rougeole ne peut être exclue. Les sujets à risque de contracter l’infection sont les personnes non ou incomplètement vaccinées (une seule dose) et celles n’ayant jamais eu la maladie.

Le ministère de la santé de la Nouvelle-Zélande a émis les recommandations suivantes pour les voyageurs se dirigeant vers Auckland :
– Les voyageurs doivent être vaccinés contre la rougeole au moins 2 semaines avant leurs voyages.
– Les enfants voyageant vers Auckland doivent être vaccinés à 12 mois.
– Les voyageurs avec des enfants de moins de 12 mois qui sont concernés par les risques de la rougeole peuvent contacter les professionnels de santé si besoin.

Par ailleurs, des épidémies de rougeole ont été déclarées aux îles Samoa le 20 octobre 2019 et aux îles Tonga le 18 octobre 2019. La circulation du virus de la rougeole est également observée à Fidji et à Queensland, Australie.

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Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

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