dimanche 15 septembre 2019
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Plus de vols et une boutique éphémère pour French Bee

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TRANSPORT AÉRIEN – Marc Rochet, le président directeur général de la compagnie French Bee, était notre invité en plateau pour un bilan de sa première année de rotation en Polynésie. La compagnie projette l’ouverture de plus de vols et d’une boutique éphémère à Faa’a.

Publié le 30/04/2019 à 9:41 - Mise à jour le 17/06/2019 à 8:45
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TRANSPORT AÉRIEN – Marc Rochet, le président directeur général de la compagnie French Bee, était notre invité en plateau pour un bilan de sa première année de rotation en Polynésie. La compagnie projette l’ouverture de plus de vols et d’une boutique éphémère à Faa’a.

En un an, vous êtes parvenu à vous positionner en 2e position derrière Air Tahiti Nui avec 35% de parts de marché. La Polynésie s’avère un marché rentable pour vous ?
“C’est un marché plein d’espoir, c’est une destination de rêve, et c’est une destination qui peut encore porter de la croissance. Il y a un an, nous posions les roues de nos avions, des Airbus A350, à Papeete et le succès est avec nous. Nous en remercions tous les Polynésiens, tous ceux qui ont emprunté nos vols, et nous allons continuer dans cette voie.”

Quel bilan vous faites de cette première année, notamment en termes de passagers ?
“Nous avons fait voyager plus de 140 000 passagers sur nos vols, avec un coefficient de remplissage d’environ 80%. On peut faire encore un peu mieux, un peu plus. La concurrence a libéralisé en quelque sorte ce marché, ça lui a permis d’éclore, et derrière nous d’ailleurs, une autre compagnie, américaine cette fois-ci, s’est positionnée.”

Justement, United Airlines se positionne devant vous sur le tronçon Papeete-San Francisco. Comment vous percevez l’arrivée de cette nouvelle compagnie ?
“Nous sommes des libéraux et donc nous sommes rentrés dans ce marché en concurrence. D’autres opérateurs viennent, tant mieux pour la Polynésie. Nous avions choisi, pour nous différencier des autres transporteurs qui font aussi cette mission, de poser nos avions à San Francisco, parce que c’était donner aux Polynésiens l’occasion de voyager vers les Etats-Unis sur une autre route que celle qui dessert traditionnellement, Los Angeles. United Airlines, qui est une très puissante compagnie américaine, a décidé du coup de s’intéresser à la Polynésie. Elle réussit plutôt bien, tant mieux pour tout le monde et tant mieux pour les clients.”

Vous avez réalisé un chiffre d’affaires de 4,7 milliards de francs pour votre première année dans le Pacifique. Quelles sont vos objectifs pour 2019 ? 
“Nos objectifs sont doubles, le premier, c’est de faire plus de vols parce que nous avons débuté. Ouvrir une route aérienne, quel que soit l’endroit dans le monde, ce n’est jamais facile. Donc nous allons faire plus de rotation cette année, en particulier sur les périodes creuses.”

Vous avez déjà embauché une vingtaine de Polynésiens. Certains n’ont pas vu leur contrat renouvelé. Pourquoi ? Et comptez-vous embaucher d’autres Polynésiens ?
“Absolument, d’abord parce que c’est dans nos gênes partout où nous opérons. À La Réunion, nous avons embauché des Réunionnais pour faire les vols de French Bee. Nous avons embauché il y a un an les premiers Polynésiens, une vingtaine d’hôtesses et steward et même des pilotes. Certains n’ont pas été conservés, c’est vrai, parce que c’est un métier exigeant, c’est un métier très professionnel. Mais dès le mois de septembre, avec notre partenariat local, nous allons relancer une campagne de recrutement, parce que plus de vols, ça veut dire plus de personnels, et puis ceux qui n’ont pas été conservés, nous devons les remplacer. Donc plus d’une douzaine de personnes vont être concernées dès le mois de septembre.”

Les passagers doivent toujours récupérer leurs bagages et repasser la douane à San-Francisco ce qui occasionne des retards. Avez-vous trouvé une solution ?
“Ça ne dépend pas que de nous, ça dépend des autorités américaines qui sont assez tatillonnes. En plus San Francisco n’était pas habitué à ce genre de transit, Los Angeles a une très forte expérience. Mais je pense que d’ici la fin de l’année, nous aurons réglé ce problème.”

L’une des difficultés pour les Polynésiens reste de ne pas pouvoir joindre directement la compagnie. Vous prévoyez d’ouvrir une agence locale ? 
“La compagnie peut être jointe à travers son site Internet. Mais nous allons faire l’expérience. Dans 15 jours nous lançons une boutique éphémère dans l’aérogare pour vendre des billets sur place et en fonction de ça, nous en tirerons des enseignements.”

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