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Plus de 1000 demandes pour motifs impérieux

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Les passagers des avions doivent désormais montrer patte blanche pour entrer et sortir du territoire. Depuis le 24 février, plus de 1000 dossiers ont été déposés pour une quarantaine de vols programmés entre mars et avril. Le tourisme n’est plus un motif impérieux. Mais alors, quels types de demandes sont acceptés ou refusés et quels sont les dérogations possibles ?

Publié le 05/03/2021 à 19:23 - Mise à jour le 05/03/2021 à 19:25
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Les passagers des avions doivent désormais montrer patte blanche pour entrer et sortir du territoire. Depuis le 24 février, plus de 1000 dossiers ont été déposés pour une quarantaine de vols programmés entre mars et avril. Le tourisme n’est plus un motif impérieux. Mais alors, quels types de demandes sont acceptés ou refusés et quels sont les dérogations possibles ?

Cette fois, ce ne sont plus les compagnies qui gèrent les demandes pour motifs impérieux, mais le Haut-commissariat, via son site internet.

Pour une demande d’entrée ou de sortie du territoire, il faut se rendre sur le site démarches-simplifiees.fr. Depuis le début du mois, plus d’un millier de dossiers sont parvenus aux services de l’Etat. Il a déjà statué sur 85% des demandes. 60% d’entre elles portent sur des trajets de la Polynésie vers la métropole. Le taux de refus se situe entre 6% et 9% avec des motifs extrêmement divers.

“Ce qu’il faut savoir, c’est que nous avons une majorité de dossiers qui sont, à l’inverse, acceptés et qui concernent des motifs d’ordre familial” explique Cédric Bouet, directeur de cabinet du Haut-Commissaire. “Nous avons environ 40% des dossiers qui concernent des motifs d’ordre professionnel et puis une minorité qui sont des dossiers relatifs aux urgences impérieuses de santé. S’agissant des refus, […] ils sont motivés parfois par l’absence totale de justificatifs ou par le caractère douteux ou non probant des justificatifs. Nous avons eu parfois des contrats de travail qui se sont révélés n’être que des faux. […] Ce sont des situations que nous avons été en capacité d’analyser et bien sûr, après identification, de rejeter”.

Des aménagements de la quarantaine sont prévus pour le personnel de santé ou pour des travailleurs qui maintiennent un cadre sanitaire strict sur leur lieu de travail. Pour les voyageurs qui souhaitent assister à des obsèques, le haut-commissariat a dû se réadapter.

“A ce moment-là, nous avons une organisation très particulière qui nous permet de signaler le dossier au ministère de la santé qui organise de façon concertée avec la famille, avec le voyageur, avec le représentant des cultes, l’entreprise de pompes funèbres, les conditions dans lesquelles nous allons pouvoir aménager la quarantaine et permettre de concilier à la fois les objectifs de protection sanitaire de la Polynésie et des Polynésiens avec les objectifs qui sont liés au travail de deuil” développe Cédric Bouet.

Depuis janvier, la Polynésie bénéficie de vaccins gratuits depuis la France. Une livraison hebdomadaire est programmée pour les 4 prochains mois. 80 000 personnes devraient être vaccinées avant août et les habitants des îles ne seront pas oubliés.

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