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Ordination de Monseigneur Cottanceau, quatrième archevêque du diocèse de Papeete

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Publié le 17/02/2017 à 13:42 - Mise à jour le 17/02/2017 à 13:42
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Six ans après la démission de Monseigneur Hubert Coppenrath, le Pape a enfin désigné un nouvel archevêque pour veiller sur les 105 000 fidèles des Tuamotu, des Gambiers, des Australes et des îles de la Société. Jean-Pierre Cottanceau est officiellement devenu aujourd’hui le quatrième archevêque du diocèse de Papeete. Son ordination a eu lieu à la Mission devant plusieurs milliers de personnes.

« C’est une immense joie, il faut louer le Seigneur, il faut le remercier, car cela fait six années que l’on attend cet évènement. que l’on nous donne un pasteur pour notre église. Aujourd’hui nous avons cette joie » déclare une fidèle. « Cela fait longtemps que nous n’avons pas vécu un tel événement. C’est une véritable joie pour moi de vivre ce moment. c’est important pour tout le Pacifique » déclare un homme venu de Futuna pour assister à la cérémonie.

Un évènement tellement exceptionnel qu’il n’a pas seulement réuni des catholiques. La cérémonie se voulait œcuménique, voire laïque puisque beaucoup d’officiels, dont la ministre des Outre-mer Ericka Bareigts, et des représentants d’autres confessions religieuses étaient présents.

Comme Taaroanui Maraea, président de l’Eglise Protestante Maohi : « nous attendions cela depuis un moment. nous voulions avoir aussi avec nos amis catholiques, un responsable bien désigné et nous sommes très très heureux de l’avoir aujourd’hui. » Pour le responsable de l’Eglise Protestante, sa présence à ce rassemblement est un soutien à ce nouvel évêque. « Nous avons besoin de nous soutenir mutuellement face aux défis de notre époque. Nous avons besoin des uns et des autres. »

Ému et reconnaissant, Monseigneur Cottanceau a entamé son sacerdoce d’évêque dans la joie. « Très heureux, je suis très heureux de ce qui s’est passé, très heureux de voir comment les gens se sont mobilisés pour préparer avec cœur cette célébration. quand on se sent appuyé comme cela, c’est important » a-t-il déclaré, affichant un sourire de circonstance.

Sur l’œcuménisme de la cérémonie, « Quand il y a des moments de joie on essaie de les partager au maximum, dans le respect des convictions de chacun bien entendu, mais quand les gens veulent faire un pas et s’associer à la joie de l’Eglise, ils sont les bienvenus. »

Il s’est fixé trois principaux objectifs épiscopaux : « tout d’abord la qualité d’accueil de nos communautés chrétiennes. Si nos communautés sont accueillantes, bienveillantes, ouvertes, respectueuses avec le souci du service et non du pouvoir, alors je pense que l’Eglise fera un grand progrès. »

Le deuxième objectif, « les familles. Je pense que les familles aujourd’hui sont menacées et il faut les aider à exercer leur rôle, car elles sont le fondement de la société. Et si la famille est en danger, c’est la société qui est en danger. »

Dernier point, les jeunes. « Ils ont besoin d’être accompagnés, soutenus pour qu’ils prennent demain leurs places en tant qu’adultes responsables dans la vie du fenua. (…) il faut leur proposer plus de lieux d’échanges, d’accueil de partage pour qu’ils puissent ouvrir les yeux et voir ce qui se passe autour d’eux. »

Si Monseigneur Cottanceau voulait devenir prêtre, il n’avait pas l’ambition d’aller plus loin. « Je n’avais pas du tout de projets ni d’ambitions, ce n’est pas mon truc. Un jour je reçois un coup de téléphone où l’on m’annonce que j’ai été choisi pour devenir évêque. j’ai dit ok, si vous pensez que je peux le faire. Mais moi j’étais bien à Arue, j’étais bien aux Philippines quand je servais aux Philippines. J’ai rien demandé. » dit-il contredisant le verset de Saint Matthieu « Demandez et il vous sera donné ». Gageons qu’il lui sera pardonné.
 

Rédaction Web avec Mata Ihorai et Tamara Sentis

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