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Octobre rose : une journée de prévention au CHPF

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La campagne Octobre rose se poursuit au fenua. Chaque année, environ 135 nouveaux cas de cancer du sein sont détectés en Polynésie. Pour sensibiliser les femmes et les soutenir, une journée festive et d’information a eu lieu ce dimanche au centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF).

Publié le 20/10/2019 à 15:54 - Mise à jour le 22/10/2019 à 10:06
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La campagne Octobre rose se poursuit au fenua. Chaque année, environ 135 nouveaux cas de cancer du sein sont détectés en Polynésie. Pour sensibiliser les femmes et les soutenir, une journée festive et d’information a eu lieu ce dimanche au centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF).

La prévention est toujours au programme d’Octobre rose. Le cancer du sein reste la deuxième cause de décès par cancer chez la femme en Polynésie. Si le risque de maladie est plus important à partir de 50 ans, la sensibilisation et la promotion du dépistage concerne toutes les femmes.

Lire aussi > Octobre rose : 135 nouveaux cas de cancer du sein par an en Polynésie

« Je tiens à rappeler que les hommes aussi peuvent avoir le cancer du sein. (…) Ce n’est pas le manque d’information mais la peur de la maladie qui est là. On est là justement pour aider ces mamans à en parler, à ne pas avoir peur, et à les informer sur les moyens de dépistages qui existent et qui sont simples pour éviter des chirurgies très lourdes et douloureuses. C’est une maladie qui se soigne, si on s’y prend tôt. Le cancer du sein, on n’en meurt plus. En France, 9 femmes sur 10 survivent, chez nous, nous n’en sommes qu’à 5 sur 10. Il y a réellement un problème, alors que nous avons les mêmes moyens de traitement. Il faut se dire qu’on n’est jamais seul dans la maladie. La famille est là, les amis sont là, et la Ligue contre le cancer aussi » explique Natacha Helme, vice-présidente du comité polynésien de la Ligue contre le cancer.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Les professionnels de santé rappellent que l’autopalpation est un bon moyen pour détecter le plus tôt possible une éventuelle tumeur. Un geste simple qui s’apprend dans un atelier. « C’est de la prévention. On entend toujours parler des mammographies après 50 ans, mais malheureusement, cela peut arriver avant. L’autopalpation est facile à faire, et si ça peut nous sauver, il faut savoir le faire. Cela rassure de savoir le faire soi-même » nous dit Nelly, une participante. « Dès lors que l’on trouve une anomalie dans sa poitrine, il faut consulter immédiatement son médecin pour faire des examens complémentaires » précise Isabelle Granjon, attachée scientifique hospitalière dans tout le Pacifique.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Le programme de dépistage permet aux femmes âgées de 50 à 74 ans de bénéficier gratuitement tous les deux ans d’un examen clinique de leur poitrine et d’une mammographie. Plus le dépistage est régulier et plus il permet gagner en espérance de vie en cas de maladie avérée.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

« Il y a des situations où on a fait un dépistage, on a trouvé une petite tumeur qui fait 1 ou 2 centimètres, ou dans d’autres situations où les patientes ont attendu et ont des tumeurs de 4-5 centimètres, des fois la peau est grignotée, et là ce sont des cancers qui se guérissent beaucoup moins bien avec des traitements plus lourds avec de la chimiothérapie, radiothérapie, et des risques de métastases dans le poumon, le foie et parfois le cerveau. Si on a une maladie débutante sans ganglions envahis, on a 9 chances sur 10 à 5 ans d’être en vie, si on a déjà une maladie avec des ganglions envahis, on a plus que 1 chance sur 2 d’être en vie à 5 ans. D’où l’importance de faire régulièrement des mammographies à partir de 50 ans tous les deux ans, mais on a aussi des cancers chez les femmes plus jeunes, d’où l’importance également de faire une autopalpation du sein pour trouver un nodule très tôt » avertit le docteur Christophe Allé, chef de service de gynécologie au CHPF.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Plusieurs entreprises ainsi que le lycée professionnel de Faa’a apportent leur soutien dans cette campagne. Les élèves de la section mode se sont mobilisés pour la troisième année consécutive et avaient organisé un défilé de mode avec des tenues vestimentaires uniques qu’ils avaient confectionné, pour que malgré les traitements contre la maladie, les femmes puissent se sentir toujours bien dans leur corps.

infos coronavirus

Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

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