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Obésité : la chirurgie bariatrique soumise à autorisation

(crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) observe que les maladies non transmissibles deviendront la cause la plus courante de mortalité d’ici 2030 rapporte le conseil des ministres dans son compte-rendu. En Polynésie française, l’Enquête Santé de 2010 montre que 70% des adultes sont en surpoids (dont 40% au stade de l’obésité). La Polynésie française se classe ainsi parmi les pays les plus touchés au monde.

La chirurgie bariatrique, aussi appelée chirurgie de l’obésité est une chirurgie lourde. Il existe 3 types de chirurgie bariatrique : la sleeve qui consiste à retirer les 4/5 de l’estomac, le bypass gastrique qui vise à réduire la taille de l’estomac et modifier le circuit gastrique, l’anneau gastrique.

Les conséquences opératoires peuvent être lourdes : fistules, hémorragies, psychiques (décompensation), digestives (occlusions, ulcérations, hernie hiatale) et carentielles (carence en fer, en calcium, en vitamine D, dénutrition, mauvais fonctionnement du montage chirurgical). Un suivi médical des patients est indispensable après l’opération, organisé par le médecin traitant en coordination avec l’équipe médicochirurgicale pour éviter les conséquences post opératoires. Il est prolongé à vie et comporte notamment des consultations auprès de l’équipe médicochirurgicale (chirurgien, endocrinologue) et des consultations régulières chez le médecin-traitant.

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Une supplémentation systématique en vitamines et particulièrement vitamines D et B 12, en fer est le plus souvent indispensable. Ces produits ne sont pas pris en charge et restent à la charge du patient.

Ainsi, la chirurgie bariatrique devrait être une chirurgie de dernier recours, estime le conseil des ministres, réservée aux cas d’obésité extrême et envisagée que si la personne a tenté, sans succès, de perdre du poids grâce à une prise en charge médicale spécialisée de plusieurs mois (avec suivi diététique, activité physique et prise en charge psychologique). La décision d’opérer devrait être une décision collégiale qui ferait suite à des discussions entre plusieurs professionnels de santé dont le médecin traitant, le chirurgien, l’endocrinologue, le nutritionniste ou encore le psychologue ou le psychiatre.

Le Conseil des ministres a ainsi fait le choix de soumettre cette activité à autorisation pour pouvoir s’assurer que les opérations seront réalisées dans les conditions optimales de sécurité pour le patient et que la chirurgie restera réservée aux patients qui le nécessitent.

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