lundi 10 août 2020
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Nukutepipi : une niche touristique pour ultra-riches

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Depuis quelques jours, le milliardaire Guy Laliberté propose de louer son atoll privé, Nukutepipi, pour une semaine. Si vous êtes intéressés, sachez tout de même qu’il vous en coûtera plus de 118 millions de Fcfp en incluant les taxes, mais sans l’avion. Y a-t-il vraiment des touristes prêts à débourser une telle somme pour quelques jours de vacances ? Les spécialistes le croient...

Publié le 23/07/2019 à 9:37 - Mise à jour le 23/07/2019 à 15:57
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Depuis quelques jours, le milliardaire Guy Laliberté propose de louer son atoll privé, Nukutepipi, pour une semaine. Si vous êtes intéressés, sachez tout de même qu’il vous en coûtera plus de 118 millions de Fcfp en incluant les taxes, mais sans l’avion. Y a-t-il vraiment des touristes prêts à débourser une telle somme pour quelques jours de vacances ? Les spécialistes le croient...

Quand Guy Laliberté ne lâche pas les watts de ses puissantes enceintes, Nukutepipi est l’un des endroits les plus calmes au monde. Loin de tout, avec pourtant un personnel nombreux et attentif.

(Crédit photo : Mike Leyral)

Mais qui est prêt à débourser une telle somme pour une semaine de vacances ? Il y a bien un marché. Pour Rebecca Misner, journaliste spécialisée dans le luxe, un tel niveau de service est unique sur un atoll. « La manière dont on considère le luxe évolue : ce n’est plus vivre au milieu de l’or et du marbre. Aujourd’hui, il s’agit plus d’avoir une vraie intimité, dans des lieux qui ont le souci de préserver l’environnement ; ou se lever le matin sans programme arrêté et aller faire ses courses, ou faire du yoga. Voilà tout ce qui définit la nouvelle vision du luxe aujourd’hui » explique la journaliste du magazine américain Conde Nast Traveler.

Lire aussi : Nukutepipi : coin de paradis pour milliardaires

Les clients riches ne manquent pas. Ce seront des stars de cinéma, des familles d’héritiers ou des hommes d’affaires. Marché principal : l’Amérique du Nord. Mais SPM (South Pacific Management), la société polynésienne qui gère l’atoll, a déjà été approchée par des clients d’Europe, de Russie, d’Asie et du Moyen-Orient, même si aucune réservation n’est encore confirmée. L’objectif n’est pas un fort taux de remplissage. SPM se contenterait de quelques semaines par an.

(Crédit photo : Mike Leyral)

« On s’adresse évidemment à une clientèle très haut de gamme, donc c’est un petit nombre de clients à l’échelle de la planète. Mais ce sont des gens qui aiment voyager, qui aiment consommer, et qui sont à l’affût de choses nouvelles où personne n’est encore allé. C’est vrai que l’intérêt, c’est de pouvoir faire partie des premiers à découvrir un endroit comme Nukutepipi » déclare Sophie Bessout, directrice des ventes et du marketing à SPM.

Le Pays a-t-il quelque chose à gagner dans cette niche touristique, hors des circuits habituels ? Pour Tahiti Tourisme, la réponse est oui : Nukutepipi fait rêver, et son aura peut rejaillir sur les autres îles.

(Crédit photo : Mike Leyral)

L’argent des milliardaires qui viendront profitera aussi à la Polynésie. « Déjà, il faut qu’ils prennent l’avion pour venir, donc c’est une clientèle pour les compagnies aériennes tant internationales que locales puisqu’il faut charteriser le vol Air Tahiti pour venir ici. Rien ne dit qu’ils ne vont pas aussi décider d’aller visiter d’autres îles et aller chercher autre chose pour connaître la diversité de la destination » nous dit Gina Bunton, directrice des opérations internationales à Tahiti Tourisme.

(Crédit photo : Mike Leyral)

Le chantier lui-même a déjà bénéficié au Pays, puisqu’il a coûté 100 millions de dollars (environ 10.7 milliards de Fcfp) et a mobilisé 120 personnes pendant plus de 5 ans.

infos coronavirus

Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

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