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Nucléaire : les associations veulent se faire entendre

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Publié le 31/01/2016 à 14:57 - Mise à jour le 31/01/2016 à 14:57
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Le lieu, n’est pas anodin : le monument aux morts de l’avenue Pouvana a Oopa, entre les deux bâtiments sièges de l’autorité de l’État et du Pays : le sit-in des associations antinucléaires regroupe une cinquantaine de militants depuis ce lundi matin.
Des militants bien décidés à se faire entendre, après 50 ans de silence et de résignation. Car au mois de juillet, cela fera un demi-siècle que le premier essai nucléaire a été tiré en Polynésie française.
Depuis, les associations considèrent que les vraies conséquences de ces essais sont tues.
 
« Les messages sont clairs. Je pense qu’après 50 ans, la population en a marre des mêmes discours. C’est-à-dire « les essais propres », et dans la loi Morin, c’est « les risques négligeables » , ce qui veut pratiquement dire la même chose. Et la plupart de nos dossiers sont rejetés parce que nos essais sont « propres ». Je pense que ça suffit ! » déclare Roland Oldham, président de Moruroa e tatou.
 
« La difficulté de ce mal, c’est qu’on ne le voit pas, on ne le sent pas. Il n’est pas sensible, et pourtant, il est bien réel », ajoute Père Auguste Uebe Carlson, qui préside la jeune association 193.

« Pourquoi pas provoquer un débat au sein de l’Assemblée, et permettre à nos familles d’en débattre. Malheureusement, ce pays n’aime pas trop le débat. Ça devient une prise de parole qui n’a pas beaucoup de sens. C’est interne, c’est formel, or, il y a un problème de fond, et il touche les populations avant tout. Si on écoutait les grands oubliés que sont nos populations, peut-être que le débat pourrait trouver une meilleure issue. »
 
Avec 23 000 signataires : la pétition pour l’organisation d’un référendum sur la question des essais, et de l’évaluation de leurs conséquences, ne cesse de rallier des soutiens. La jeune génération semble s’approprier, peu à peu, ce pan de notre histoire : 1 signataire de la pétition sur deux a entre 30 et 40 ans. 
Fortes de cet engouement populaire, les associations espèrent se faire entendre par les élus locaux, et par la plus haute autorité de l’État, en visite au fenua à la fin du mois.
 

Laure Philiber

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