lundi 18 janvier 2021
A VOIR

|

Noyade dans les piscines : comment éviter le drame

Publié le

Publié le 16/01/2019 à 15:48 - Mise à jour le 16/01/2019 à 15:48
Lecture 2 minutes

« J’ai un petit garçon de trois ans qui n’écoute pas tout le temps, qui veut jouer… Et on n’a pas forcément constamment les yeux rivés sur lui, et un accident peut tellement vite arriver… On a préféré la sécurité à la beauté de la piscine. On fait une piscine et on la sécurise directement. On ferme toujours par sécurité l’enclos de la piscine » nous explique Alexandra Desseigne. Bloquer l’accès à la piscine est devenu un réflexe pour cette mère de famille. Pour sécuriser l’espace baignade sur la terrasse, elle a opté avec son mari pour une barrière en filet, rapidement démontable. Le bassin est ainsi sécurisé pour leur enfant et même pour leur animal de compagnie qui adore se baigner.

En métropole, toute piscine privée à usage familial doit être équipée d’au moins un des 4 systèmes de prévention des noyades : abri, alarme, barrière ou couverture. En Polynésie, il n’y a aucune obligation. Pourtant, Michel Harris, gérant de Educa Piscines à Faa’a voit ses ventes de barrières augmenter : « On en installe de plus en plus, on protège de plus en plus les piscines. En général, les gens les installent quand ils ont des enfants très jeunes. Après ils les enlèvent, et les revendent parfois. On a commencé à en installer il y a une dizaine d’années. Aujourd’hui, on en installe 2 à 3 par mois. Une fois qu’elle est installée, la barrière se fait oublier. On voit la piscine à travers ».

Le système de filet tendu mesure 1m20. Un enfant de moins de 5 ans ne peut pas l’escalader car aucune barre rigide ne tient le filet. Ce choix de barrière amovible rassure les acquéreurs. Il est plus efficace qu’une alarme à immersion qui se déclenche en cas de chute.

La barrière peut aussi être installée sur la terrasse. Elle limite ainsi l’accès à la piscine côté jardin. Et chaque section peut être attachée par un loquet de sécurité. Mais « quelque soit l’installation et la sécurité qu’on va choisir, il faut quand même toujours surveiller les enfants. La vigilance reste de mise même avec un système de protection » poursuit le pisciniste. 
 

Rédaction web avec Thomas Chabrol et Esther Parau Cordette

infos coronavirus