mardi 15 juin 2021
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Navette de sauvetage aux Marquises : la convention est signée

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Le gouvernement l’avait annoncé. En plus des hélicoptères pour assurer les évacuations sanitaires urgentes aux Marquises, les îles du nord de l’archipel auront une navette maritime. Le navire, le premier du genre dans nos îles, sera confié à la Fédération d’entraide polynésienne de sauvetage en mer (FEPSM) qui a obtenu une subvention de la part du Pays et de l’Etat.

Publié le 03/02/2020 à 16:42 - Mise à jour le 05/02/2020 à 9:41
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Le gouvernement l’avait annoncé. En plus des hélicoptères pour assurer les évacuations sanitaires urgentes aux Marquises, les îles du nord de l’archipel auront une navette maritime. Le navire, le premier du genre dans nos îles, sera confié à la Fédération d’entraide polynésienne de sauvetage en mer (FEPSM) qui a obtenu une subvention de la part du Pays et de l’Etat.

La Fédération d’entraide polynésienne de sauvetage en mer (FEPSM) sera dotée d’une navette similaire à celle utilisée par les sauveteurs en mer d’Antibes ou de nos voisins de Nouvelle-Calédonie. Pour renforcer ses opérations de secours aux Marquises, la fédération obtient du Pays et de l’Etat une subvention de 119 millions de francs pour financer l’achat d’un bateau insubmersible et autoredressable.

« C’est la norme aujourd’hui pour ce type d’embarcation d’être insubmersible et surtout autoredressable, explique Vetearii Flohr, le président de la Fédération d’entraide polynésienne de sauvetage en mer. La vedette qui sera construite est de première classe, donc elle a la capacité de naviguer dans une mer de près de 6 mètres et avec des vents pouvant aller au-delà de 80 km/h et plus. »

Cette navette viendra compléter le dispositif d’évacuation sanitaire disponible aux Marquises, en coordination avec le JRCC. D’une île à l’autre, les évacuations d’urgence se font parfois en poti marara, speed boat ou bonitier. Son port d’attache sera Hiva Oa, là où se trouve une station de sauvetage.

« C’est pas forcément adapté mais aujourd’hui c’est chose faite, nous allons avoir un meilleur confort quant à l’acheminement des malades, d’ici l’année prochaine », estime de son côté Félix Barsinas, le président de la Communauté des communes des îles Marquises.

La ministre des Outre-mer Annick Girardin a signé ce lundi après-midi une convention cadre relative à la vedette de sauvetage et d’aide médicale aux Marquises, avec le président Edouard Fritch, le président de la Communauté de communes des îles Marquises (Codim) Felix Barsinas, et le président de la Fédération d’entraide polynésienne et de secours en mer (FEPSM) Vetearii Flohr. (crédit photo : présidence de la Polynésie française)

Le Pays, plusieurs ministères nationaux ainsi que les forces armées participent au financement de ce bateau destiné à secourir les populations. Le bateau de type ORC 140 R, qui a déjà fait ses preuves au sein de la Société nationale de secours en mer en métropole, pourra embarquer 8 sauveteurs et jusqu’à 34 passagers maximum.

Annick Girardin souhaite aussi que les outre-mer obtiennent un soutien de la Société nationale de sauvetage en mer. « Il y a un partenariat qui s’est ouvert cette année à titre exceptionnel avec la SNSM au plan national pour financer davantage les actions des territoires d’outre-mer, indique la ministre des Outre-mer. J’ai demandé au président de la SNSM d’être davantage aux côtés de la fédération de Polynésie, sur le volet formation et équipement. »

La construction de cette vedette de sauvetage en mer est assurée par le chantier Bernard Naval dans le Morbihan, spécialisés dans ce type de bateau.

Reste à déterminer le choix des équipements médicaux à bord. La FEPSM est aussi en discussion avec la direction polynésienne des affaires maritimes pour savoir quelles seront les qualifications nécessaires pour ce type d’embarcation.

Le bateau devrait être prêt en juin 2021. Le ministère de la Défense transportera à titre gracieux la vedette du chantier naval en métropole à la Polynésie.

La FEPSM regroupe 350 bénévoles qui agissent sous la coordination du JRCC dans les cinq archipels de la Polynésie. Elle représente environ 120 navires privés appartenant aux adhérents et bénévoles, ainsi que deux vedettes de sauvetage appartenant à des services du Pays et mis par convention à la disposition de la FEPSM. La fédération gère également deux stations de sauvetage : une basée à Hiva Oa, aux Marquises et une autre basée à Tahiti, sur le site de Vaitupa, à Faa’a.

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