dimanche 29 novembre 2020
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Mauna Kea : Tahiti solidaire envers les Hawaiiens

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La mobilisation se poursuit à Hawaii et au fenua pour préserver Mauna Kea contre la construction d'un télescope géant. Christine Briant, vice-secrétaire de l’association Haururu, était notre invitée du journal :

Publié le 26/07/2019 à 11:13 - Mise à jour le 05/08/2019 à 9:21
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La mobilisation se poursuit à Hawaii et au fenua pour préserver Mauna Kea contre la construction d'un télescope géant. Christine Briant, vice-secrétaire de l’association Haururu, était notre invitée du journal :

Cette solidarité entre les Polynésiens semble se renforcer. Comment expliquez-vous qu’aujourd’hui tout le Pacifique se réunit derrière les Hawaiiens ?
« On appartient à la communauté du Pacifique, c’est le triangle polynésien, même si aujourd’hui, on remet un peu en cause ce terme. On a une culture polynésienne qui nous rapproche, on a des liens très proches par la langue, notre histoire… Et à Papenoo, c’est tout particulier, parce que la déesse Pere serait partie de la vallée de Papenoo pour aller vers Hawaii. D’ailleurs, la déesse n’habite pas très loin de Mauna Kea, donc on a un lien historique, un lien au niveau des migrations qui seraient parties de Papenoo. Et dondans cette communauté, on a aussi un lien avec des valeurs, parce que Pere, en partant de Tahiti, a emporté des valeurs. Donc on combat. C’est un véritable combat culturel pour des valeurs. »

Lire aussi : Manifestation à Tahiti pour soutenir les Hawaiiens contre le projet de télescope à Mauna Kea

Si toutefois le combat des Hawaiiens contre ce projet-là venait à perdurer, est-ce que Haururu pourrait se déplacer jusqu’à Hawaii pour montrer son soutien ?
« L’avenir nous le dira, on n’a pas une boule de cristal pour prédire l’avenir, mais notre soutien, il a commencé aujourd’hui. Nous avons déjà beaucoup d’amis là-bas, donc on verra… Je ne peux pas répondre pour le moment, mais il est sûr que le combat ne se termine jamais. On verra quelle forme il prendra à l’avenir. »

Lire aussi : Mauna Kea : aucun compromis après 11 jours de conflit

Concernant le projet Ecoparc à la Maroto, est-ce qu’aujourd’hui le combat continue ? Est-ce que vous êtes tout de même vigilants sur ce qui pourrait advenir de ce site sacré de Papenoo ?
« Bien-sûr, il faut l’être. Le projet Ecoparc n’a peut-être pas été complètement abandonné, mais l’association Haururu a répondu en présentant un autre projet : le projet Fare Fenua qui, justement, a pour objectif de reconstruire un petit village culturel avec des fare pour la danse, le chant, les plantes médicinales etc. Des petits fare qui vont mettre en avant les valeurs culturelles de Tahiti. (…) Et aussi pour se ressourcer, car c’est se retrouver au centre de l’île. Il ne faut pas oublier que Papenoo c’est le centre, on est dans le cratère, qui s’est effondré certes, qui s’est grandement élargi, mais on est au centre de l’île. Il y a une énergie particulière. Une fois qu’on a quitté la route et qu’on se retrouve dans le pito du fenua, eh bien, on est coupé de la civilisation, et on n’a pas d’autre choix que de retrouver le lien avec la terre, le ciel, l’eau.. le lien avec des valeurs traditionnelles purement tahitiennes. »

(…)

Concernant la manifestation pour Mauna Kea, est-ce que Haururu a l’intention de mener d’autres actions sur la Polynésie pour soutenir nos cousins ?
« Notre soutien, on l’a vu, il a été effectif et réel, il est passé sur les ondes, dans les images… Comme je le disais, on verra à l’avenir, je ne peux pas décider déjà de ce qu’il va se passer pour l’association. »

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