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Maroto : le maire Henri Flohr veut des gardes champêtres pour surveiller la vallée

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Que faut-il faire pour sécuriser la vallée de la Papenoo ? Après le drame du 6 novembre, une réunion a été organisée vendredi. Une solution évoquée est l'emploi de gardes champêtres.

Publié le 18/11/2022 à 17:24 - Mise à jour le 18/11/2022 à 17:45
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Que faut-il faire pour sécuriser la vallée de la Papenoo ? Après le drame du 6 novembre, une réunion a été organisée vendredi. Une solution évoquée est l'emploi de gardes champêtres.

Une réunion avait lieu ce vendredi matin à Papenoo. Une rencontre provoquée par le haut-commissariat, qui a permis de rassembler les représentants de la mairie, de l’Etat, de Marama Nui, de la protection civile, d’associations, des guides de randonnées, ou encore de Météo France.

Après le drame de la Maroto, et alors que quatre personnes sont toujours portées disparues, l’heure est à l’action. Que faut-il faire pour renforcer la sécurité dans la vallée ? Pour le maire de la commune associée de Hitia’a o te Ra, Henri Flohr, la question de la sécurité “ne date pas de maintenant. On a discuté plusieurs fois autour d’une table des mesures à prendre. On a mis en place notre guérite. Il y a des panneaux de signalisation, il y a des feux, un peu partout. Donc les gens, quand ils empruntent l’accès de la vallée de Papenoo, ils savent que c’est règlementé. Mais qui va faire respecter ? (…) Est-ce qu’il y aura des mutoi qui vont veiller à la sécurité de la population qui emprunte cette grande vallée de la Papenoo ? (…) Le plus rapide, c’est de recruter des gardes champêtres.”

Henri Flohr, maire de la commune associée de Hitia’a o te Ra. Crédit : Tahiti Nui Télévision

Et pour le tavana, la commune ne doit pas être la seule à financer ces futurs emplois. “La vallée est dans notre commune mais à qui bénéficie l’hydroélectricité ? Une grande partie de la population de l’île de Tahiti. J’ai demandé de participer parce que c’est un coût. Huit gardes champêtres il faut les payer. (…) Il n’y a pas que la population qui entre, il y a aussi des personnes qui déversent leurs déchets. Il faut qu’on respecte cette vallée. (…) Avec le Territoire et Marama Nui il faut qu’on discute pour chiffrer.”

Les recherches pour tenter de retrouver les disparus du 6 novembre se sont poursuivies ce vendredi. Elles ont été suspendues à midi en raison de la dégradation des conditions météorologiques et des risques de montée soudaine des eaux dans la vallée, précise le haut-commissariat dans un communiqué.

Un appel à “la plus grande vigilance dans la vallée de la Papenoo” est recommandé. Le haut-commissariat recommande à toutes les personnes qui auraient à fréquenter la vallée, de se référer très régulièrement aux prévisions établies par Météo France, à employer des véhicules adaptés pour l’évolution sur des terrains accidentés et à prendre l’attache d’un professionnel qualifié pour évoluer dans le secteur.

La vallée de la Papenoo et sa rivière sont régulièrement le théâtre d’accidents. En janvier dernier, un homme d’une quarantaine d’années et une fillette de 5 ans avaient été emportés par une soudaine crue. En avril 2021, c’est une jeune femme de 21 ans qui y perdait la vie. En avril 2017, trois personnes avaient été emportées après une brusque montée des eaux de la rivière.