Maladies cardiovasculaires : les femmes autant concernées que les hommes en Polynésie

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Les maladies cardiovasculaires touchent désormais autant les femmes que les hommes au fenua. Pour sensibiliser le grand public sur l’importance de la prévention, le Club Soroptimist International de Tahiti a organisé, ce samedi, à l’assemblée de Polynésie, une journée d’information. Car les facteurs de risque sont connus.

Publié le 21/04/2024 à 13:54 - Mise à jour le 22/04/2024 à 9:51

Les maladies cardiovasculaires touchent désormais autant les femmes que les hommes au fenua. Pour sensibiliser le grand public sur l’importance de la prévention, le Club Soroptimist International de Tahiti a organisé, ce samedi, à l’assemblée de Polynésie, une journée d’information. Car les facteurs de risque sont connus.

Chaque année, 450 Polynésiens sont admis aux urgences du CHPF pour un accident vasculaire cérébral. Alcool, tabac, hypertension, diabète et sédentarité sont les principaux facteurs de risque.

Et 50% de ces patients sont des femmes, ce qui inquiète le corps médical, d’autant que la moyenne d’âge est de 10 ans inférieure à celle de l’Hexagone. « L’AVC fait partie des maladies cardiovasculaires. Ce sont les artères du cerveau qui sont touchées. Certaines causes sont cardiaques, donc les caillots peuvent venir du cœur et aller dans le cerveau. D’autres causes sont plutôt un encrassement des artères au niveau du cou. Mais cela revient au même. Ce sont les mêmes facteurs de risque et c’est ce sur quoi on va lutter aujourd’hui », explique le docteur, Louise Watrin, neurologue.

Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité féminine dans le monde. Elles concernent des femmes âgées de 70 ans en moyenne, mais aussi, parfois, bien plus jeunes en Polynésie. Les études au CHPF montrent ainsi un pic autour de 35 ans. Il est toutefois possible de réduire les facteurs de risque.

« Il est très important de connaitre les causes pour les éviter », souligne Naja Charreard, : la coordinatrice de la campagne « J’agis pour mon cœur de femme », « on veut que les femmes puissent se rendre responsables de leur santé ».

Anthony Salmon, le président de l’association Polynésie AVC, apporte son soutien à cette journée. En 2014, il a lui-même été victime d’un grave malaise, très probablement dû au stress. « On l’a su après. J’avais une tension élevée, 22 de tension », témoigne-t-il.

Cardiologues, angiologues et neurologues ont animé des conférences débats pour répondre aux interrogations du public et lui apporter des conseils pour prendre soin de son cœur.

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