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Logement : quel suivi pour les personnes en difficulté ?

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Les familles en difficulté qui vivaient en bord de route à Faa’a ont désormais un toit. L’Office polynésien de l’habitat (OPH) met à disposition des appartements de transit dans différentes structures dont elle dispose. Le ministre du Logement et la ministre de la Famille et des Solidarités sont allés à leur rencontre.

Publié le 28/04/2020 à 14:02 - Mise à jour le 19/05/2020 à 15:16
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Les familles en difficulté qui vivaient en bord de route à Faa’a ont désormais un toit. L’Office polynésien de l’habitat (OPH) met à disposition des appartements de transit dans différentes structures dont elle dispose. Le ministre du Logement et la ministre de la Famille et des Solidarités sont allés à leur rencontre.

Leur abri de fortune du bord de route n’est plus qu’un souvenir. Dans un bâtiment de l’OPH à Taapuna, deux couples vivent désormais sous un toit en dur avec les commodités nécessaires. Chambre, salle de bain et une salle à manger commune. Un hébergement de transit en attendant de devenir locataire dans une autre résidence de l’office.

“Tout a changé du jour au lendemain par rapport à ce qu’il s’est passé. Ça change beaucoup. Je suis passée de l’énervement à la tristesse, et quelques heures plus tard tout avait changé. Des personnes sont venues pour nous aider. Ça redonne de la chaleur au cœur, des gens pensent à nous” explique l’une des bénéficiaires qui souhaite garder l’anonymat.

40 logements sont en cours de réhabilitation dans différentes structures de l’OPH. Ils pourront accueillir des familles d’ici 15 jours selon le ministre du Logement, Jean-Christophe Bouissou : “On va pouvoir les reloger dans de meilleures conditions avec des appartements propres, et ces gens vont pouvoir vivre une vie de famille normale. Le plus important c’est l’intégrité de la famille”.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

À Pirae, une famille de 5 personnes s’installe petit à petit dans un appartement du domaine Labbé. Il y a quelques jours, leur construction au bord de l’eau à l’entrée de Faa’a a été détruite. “On est prêts à s’adapter à tout, là où on nous emmène”, explique le père de famille.

Pour l’heure, l’OPH ne perçoit aucun loyer. Des mesures d’accompagnements sont prévues par le Pays pour les familles en difficulté financière. Les loyers des résidences OPH sont modérés. “Tant qu’ils n’ont pas de travail, je ne vois pas comment ils peuvent participer. Mais bien évidemment, et personnellement, je suis pour que chacun verse quelque chose, pour dire ‘j’ai participé'” précise Isabelle Sachet, ministre de la Famille et des Solidarités.

À la cité Grand à Pirae, on compte 120 logements, certains de transit, d’autres définitifs. Des appartements sont en cours de travaux de rénovation pour accueillir des familles et une partie des SDF, actuellement confinés à la salle Ateivi à Papeete.

“Il ne s’agit pas de créer des ghettos sociaux et d’emmener les sans domiciles fixes tous ensemble dans un site ou un lotissement. Il faut les inclure avec d’autres familles vivant dans les communes” poursuit le ministre du Logement.

Dans les 50 à 60 chantiers de construction de logements à la Presqu’île, le Pays étudiera à la carte les situations des familles pour éviter de les mettre dans des schémas qui ne leur conviennent pas. Certaines auront besoin d’un logement près de la mer pour vivre de la pêche, d’autres encore auront besoin d’un espace pour cultiver un lopin de terre.

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