mardi 19 octobre 2021
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L’ISPF dévoile les résultats de la première enquête Feti’i e fenua

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L'institut de la statistique (ISPF) vient de publier les résultats de la première enquête Feti’i e fenua réalisée en 2019 et 2020. Elle propose un éclairage inédit sur la dispersion spatiale des familles polynésiennes, les relations entretenues entre leurs membres, ainsi que sur la mobilité des habitants du territoire, au sein de la Polynésie française et au-delà.

Publié le 28/09/2021 à 12:10 - Mise à jour le 30/09/2021 à 9:37
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L'institut de la statistique (ISPF) vient de publier les résultats de la première enquête Feti’i e fenua réalisée en 2019 et 2020. Elle propose un éclairage inédit sur la dispersion spatiale des familles polynésiennes, les relations entretenues entre leurs membres, ainsi que sur la mobilité des habitants du territoire, au sein de la Polynésie française et au-delà.


Mieux connaître la Polynésie et la répartition des familles sur le territoire : c’est un des objectifs de cette étude soutenue par l’État et le Pays.

Des personnes de 40 à 59 ans vivant dans les 5 archipels du fenua ont été interrogées. Qui est où et ce qu’il-elle y fait (en études, en emploi ; marié ou non, etc.) sur trois générations (les parents du couple, le couple, leurs frères et soeurs, et leurs enfants) ? L’étude dresse un portrait spatialisé de ces familles.

La collecte des données s’est déroulée sur 31 îles sur les 74 habitées. Les individus ont été tirés au hasard dans un échantillon de
ménages issu du recensement de 2017. Les personnes choisies, des adultes “pivots” peuvent à la fois avoir des parents avancés en âge et des enfants en âge de décohabiter.

Le recueil des lieux de résidence de l’ensemble des membres d’une même famille (des grands-parents aux petits-enfants) permet d’observer que les habitants des Tuamotu-Gambier ont plus rarement que les autres une famille entièrement regroupée sur une
même île, suivis des Australes et des Marquises.

Cependant, les familles dont la génération pivot réside à Tahiti et Moorea, sont 43,7 % à avoir l’ensemble de leurs membres résidant sur la même île.

La forte mobilité des Polynésiens pour la scolarisation, le travail ou la santé, se traduit par une grande diversité d’implantation des membres de la famille.

De la famille hors du territoire aussi

Les familles polynésiennes s’implantent dans plusieurs iles mais aussi au-delà du fenua. Plus de la moitié des familles dont les pivots résident à Tahiti (6 familles sur 10) et 56,6 % de ceux résidant aux Marquises ont de la famille hors du territoire.

En Outre-mer, la Nouvelle-Calédonie est la première implantation des familles polynésiennes. 80,8 % d’entre elles ont une extension dans ce territoire.

L’Océanie (incluant Wallis et Futuna) est l’aire privilégiée de résidence des membres des familles enquêtées en Polynésie française, vient ensuite l’île de la Réunion.

Les enfants majeurs vivant à l’étranger sont les plus jeunes (25 ans et demi) suivis de ceux qui résident au fenua ou en France métropolitaine (27 ans en moyenne). Les plus âgés sont ceux qui sont partis (ou restés) en Nouvelle-Calédonie avec 31 ans en moyenne, une destination moins attractive pour les plus jeunes générations qui privilégient une poursuite d’études par rapport à des emplois peu qualifiés de Nouvelle-Calédonie, souligne le rapport de l’ISPF.

43 % des enfants natifs de Polynésie française résidant en France métropolitaine sont enrôlés dans l’armée

Les plus qualifiés sont les jeunes à l’étranger. On remarque d’ailleurs que, le plus souvent et de façon très significative, leurs
parents sont nés à l’étranger (et dans une moindre mesure, nés en France métropolitaine). Se dessine ici le profil d’une mobilité
qualifiée ou dont l’objectif est justement la poursuite des études supérieures, ce sont en effet les plus jeunes (25 ans et demi en
moyenne).

La grande majorité des jeunes qui vivent hors du territoire résident en France métropolitaine, souvent avec un niveau d’études supérieures. Avoir des parents nés en France métropolitaine favorise également cet éloignement. Toutefois, au-delà de la poursuite d’études hors de Polynésie française pour les enfants les plus privilégiés, l’armée constitue un moyen très important d’émigrer, notamment pour les enfants de familles plus modestes. Ainsi, 43 % des enfants natifs de Polynésie française résidant en France métropolitaine sont enrôlés dans l’armée. Cette importance des militaires parmi ces derniers explique le fait que les garçons y soient sur représentés dans la régression.

Consultez le rapport complet en cliquant ICI

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