mardi 24 novembre 2020
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L’intersyndicale du CHPF exige ses concours

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Un an après la signature du protocole d’accord de fin de conflit, l’intersyndicale du CHPF revient à la charge. Prévue dans le protocole, l’ouverture de concours en catégorie C devait être actée en septembre, pour une programmation en 2020. Le Pays a beau rappeler que "les modalités d’organisation sont en préparation", l’intersyndicale O OE TO OE RIMA, CSIP, Otahi, CSTP-FO ne veut plus attendre, et soupçonne le Pays de jouer la montre.

Publié le 10/02/2020 à 16:03 - Mise à jour le 11/02/2020 à 16:08
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Un an après la signature du protocole d’accord de fin de conflit, l’intersyndicale du CHPF revient à la charge. Prévue dans le protocole, l’ouverture de concours en catégorie C devait être actée en septembre, pour une programmation en 2020. Le Pays a beau rappeler que "les modalités d’organisation sont en préparation", l’intersyndicale O OE TO OE RIMA, CSIP, Otahi, CSTP-FO ne veut plus attendre, et soupçonne le Pays de jouer la montre.

Un arrêté d’application ou le piquet de grève : excédée d’attendre l’organisation de concours, l’intersyndicale du CHPF pose un ultimatum au gouvernement. Derrière eux, pas moins de 300 agents non titulaires attendent d’intégrer la fonction publique, dont certains enchaînent les contrats depuis plus de 10 ans selon les syndicats. « Je suis entré à l’hôpital il y a 9 ans, j’en suis à mon 8e renouvellement de contrat, et j’assume aujourd’hui des missions de catégorie B » déplore un secrétaire médical.

« Arrivés au terme de leur contrat, s’ils ne sont pas renouvelés, on va devoir reformer d’autres agents, et ça fait depuis 10 ans que ça dure. (…) Ce sont des agents qui ne sont pas titulaires, mais qui sont compétents pour ces postes. Hors pour intégrer la fonction publique, il faut absolument qu’ils passent le concours » déclare Madeleine Taputu, vice-présidente de l’intersyndicale.

Or, sans calendrier triennal de concours, « pas de visibilité » assènent les syndicats. C’est que l’organisation de ces examens a un coût, rétorque le pays. Un argument très rapidement balayé par le CSTP-FO. « Cela rentre déjà dans le budget. Il n’y a pas à un surcoût puisque ces postes-là sont dans le budget de l’hôpital, donc je ne comprends pas pourquoi c’est cher. (…) Reformer des personnes qui ont déjà toutes ces compétences, c’est dommage. Et effectivement, on les laisse dans une précarité. Qui dit précarité de l’emploi dit précarité financière. (…) Pour nous, ce n’est pas un plus pour l’administration, cela ne permet pas justement de moderniser l’administration. Cela commence par ça, par une stabilité de l’emploi » explique Mireille Duval, secrétaire adjointe de la CSTP-FO.

Dans un communiqué de presse diffusé le 4 février, le gouvernement annonce pourtant 12 concours de catégorie C en 2020. De la poudre aux yeux pour les syndicats qui brandissent le protocole d’accord de fin de conflit et exigent un arrêté du conseil des ministres.

À défaut d’un geste du gouvernement, l’intersyndicale n’écarte pas de rejoindre le mouvement de grève initié par la CSTP-FO et A Ti’a i Mua à la direction des Solidarités, de la famille et de l’égalité. Le préavis a été déposé la semaine dernière et devrait prendre effet dès jeudi 13 février.

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