L’intersyndicale dépose un préavis de grève générale illimitée pour le 7 mars

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L'intersyndicale (CSTP/FO, A ti'a i Mua, CSIP, Otahi et O Oe to Oe Rima) a signé, hier soir, un préavis de grève générale pour dénoncer le "non respect" des engagements pris par le Pays en 2021 et en octobre 2022. Retraite, hausse des salaires, emploi local ou travail illégal : "Au regard des discussions salariales annuelles qui se sont cristallisées" les syndicats listent 14 revendications.

Publié le 02/03/2023 à 12:35 - Mise à jour le 06/03/2023 à 15:27

L'intersyndicale (CSTP/FO, A ti'a i Mua, CSIP, Otahi et O Oe to Oe Rima) a signé, hier soir, un préavis de grève générale pour dénoncer le "non respect" des engagements pris par le Pays en 2021 et en octobre 2022. Retraite, hausse des salaires, emploi local ou travail illégal : "Au regard des discussions salariales annuelles qui se sont cristallisées" les syndicats listent 14 revendications.

Les syndicats ne marcheront pas seulement contre la réforme des retraites le 7 mars, journée de mobilisation nationale. Relayé en Polynésie, le mouvement brasse désormais plus large. L’intersyndicale regroupant la CSTP/FO, A ti’a i Mua, CSIP, Otahi et O Oe to Oe Rima, a déposé hier soir à Édouard Fritch un préavis de grève générale. Les syndicats remettent sur la table, le « non-respect » des engagements actés en novembre 2021, puis le 4 octobre 2022.

« Au regard des discussions salariales annuelles qui se sont cristallisées » ils listent 14 revendications qui font échos à leur liste de doléances en 15 points déposée début octobre, portant entre autres sur le pouvoir d’achat ou, déjà, sur l’âge de départ à la retraite repoussé à 64 ans pour les fonctionnaires. Les syndicats y sont toujours fermement opposés.

Mais ils veulent surtout reprendre les négociations salariales annuelles dans certains secteurs d’activité, notamment l’industrie. Des discussions que la prime pouvoir d’achat était venue « parasiter » au détriment d’une hausse des salaires selon les organisations salariales. Le secrétaire générale de A ti’a i Mua, Avaiki Teuiau a ainsi pointé du doigt l’absence des patrons à la table des discussions début février, à la Direction du travail. Lle premier point de revendication prévoit donc d’imposer un rendez-vous annuel dans chaque secteur d’activité avec révisions tous les trois ans.

Au rang des nouvelles revendications, on trouve la « protection effective de l’emploi local dans l’ensemble des secteurs d’activité« , avec une « durée de présence de 10 ans sur le territoire », la mise à disposition d’un local syndical « à l’instar de la Maison des Syndicats prévue par le code du travail de 1952« . Enfin l’organisation demande de renforcer la lutte contre le travail illégal, et rappelle le rapport d’information du sénat sur la stratégie française pour l’indopacifique, jugée irréaliste.

Si aucun accord n’est trouvé, la grève sera effective le 7 mars prochain à minuit, journée de grève des fonctionnaires d’État pour suivre le mouvement national contre la réforme des retraites.

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