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L’impact des aménagements hydroélectriques sur les anguilles étudié

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Publié le 09/09/2016 à 10:54 - Mise à jour le 09/09/2016 à 10:54
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Depuis septembre 2014, la doctorante a recensé 8 000 anguilles dans la vallée de la Papenoo. Parmi les trois espèces d’anguilles tropicales connues, l’obscura, la megastoma et la marmorata, c’est cette dernière, l’anguille marbrée, que l’on retrouve à 90%.
L’étude de son mode vie et de son habitat montre que l’anguille joue un rôle primordial dans l’écosystème. “C’est le plus grand prédateur de la rivière. C’est elle qui équilibre la faune de la rivière”, explique Herehia au micro de Tahiti Nui Télévision. 
 
Vendredi, Herehia Helme a fait un compte rendu de ses travaux aux membres de l’association Haururu dans le cadre d’un partenariat.
Les résultats finaux de cette étude menée en basse, moyenne et haute vallée ne sont pas encore établis. Le but de cette étude est de savoir si les aménagements hydroélectriques ont un impact sur les anguilles et notamment sur leur déplacement, puisque celles-ci doivent impérativement rejoindre la mer pour se reproduire avant de revenir vers les rivières.
“Il y a deux jours, j’étais à Vaitapa, là où il y a un barrage. Je devais pêcher l’amont et l’aval. Et en aval, j’ai recapturé une anguille qui était marquée en amont. Ça veut dire qu’elle a réussi à passer le barrage”, souligne la jeune femme. 
 
Une anguille peut parcourir 6 000 kilomètres en mer pour se reproduire et pondre un million d’oeufs, avant de mourir. C’est le cas de l’anguille européenne, mais pour ce qui est des anguilles du fenua, leur zone de reproduction en mer, n’est toujours pas identifiée.
 

Le reportage de Thierry Teamo

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