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Communiqué

La majorité des archives des essais nucléaires est désormais ouverte à la consultation

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En métropole, l'inspectrice d’académie et représentante d'Édouard Fritch Yvette Tommasini s'est rendue au Service Historique de la Défense pour faire un point d’avancement sur l’ouverture des archives. D'après le ministère des armées, après expertise, celles-ci sont pour la plupart ouvertes à la consultation, le nombre de documents jugés incommunicables restant extrêmement limité.

Publié le 22/11/2022 à 10:55 - Mise à jour le 23/11/2022 à 12:50
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En métropole, l'inspectrice d’académie et représentante d'Édouard Fritch Yvette Tommasini s'est rendue au Service Historique de la Défense pour faire un point d’avancement sur l’ouverture des archives. D'après le ministère des armées, après expertise, celles-ci sont pour la plupart ouvertes à la consultation, le nombre de documents jugés incommunicables restant extrêmement limité.

Emmanuel Macron avait reconnu, dans son discours de Papeete du 28 juillet 2021, la dette de la Nation à l’égard de la Polynésie française pour avoir abrité les essais nucléaires et la contribution de cette dernière à la capacité de dissuasion de la France.

En réponse à une demande ancienne des Polynésiens, le président de la République avait alors demandé à ce que l’intégralité des archives soient ouvertes à la consultation, à l’exception de celles présentant des informations proliférantes, afin de permettre aux historiens d’effectuer leur travail de recherche pour éclairer ce pan de l’histoire de la Polynésie française, toujours très controversée.

Patricia Miralles, secrétaire d’Etat auprès du ministre des Armées, chargée des Anciens combattants et de la Mémoire et Yvette Tommasini, ont ainsi rencontré les équipes d’archivistes et d’experts à l’œuvre. Après un rappel sur le processus d’instruction, elles ont consulté plusieurs cartons d’archives, librement communicables. Mme Tommasini a également pu prendre connaissance des documents incommunicables, en présence des experts qui lui ont présenté la nature des informations proliférantes.

Une grande majorité des archives ouvertes et communicables

594 cartons sur les 621 identifiés dans les fonds du Service Historique de la Défense ont été traités, soit 113 380 documents. Ce premier corpus documentaire porte sur des documents en lien direct avec le sujet des essais nucléaires, plus particulièrement demandés en communication par les chercheurs.

Ce travail d’ouverture des archives est également mené à l’Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD), aux Archives nationales, à la Direction des applications militaires du commissariat général à l’énergie atomique et aux énergies alternatives et au département de suivi des centres d’expérimentations nucléaires de la Direction générale de l’armement.

Au-delà de l’ouverture des archives, le ministère des Armées a développé deux outils pour faciliter l’accès des chercheurs et du grand public aux archives :

  • la page du site Mémoire des hommes dédiée aux essais nucléaires permet de suivre le processus d’ouverture des archives et de prendre connaissance des ressources historiques disponibles dans les différents services d’archives
  • la plateforme ImagesDéfense où sont mises en ligne les archives audiovisuelles (photographies, films, vidéos). Plus de 12 000 photographies et plus de 100 films sont à ce jour numérisés et consultables en ligne.

Soutenir la recherche et l’enseignement du fait nucléaire

Le ministère des Armées soutient également la recherche historique sur les essais nucléaires dans le Pacifique à travers le financement pour 3 ans d’un contrat doctoral. Après appel à candidature ouvert et sélection par un jury, c’est Manatea Taiarui qui a été retenu.

Les travaux de recherche sont encadrés par les Professeurs Renaud Meltz, directeur de recherche au CNRS et Éric Conte, directeur du laboratoire de la Maison des Sciences de l’Homme du Pacifique.

Enfin, la mise à disposition de ces archives, en particulier audiovisuelles, permet de nourrir le programme “enseigner le fait nucléaire” porté conjointement par le ministère de l’Éducation de la Polynésie française et le vice-rectorat en Polynésie française. Elle permettra de diversifier les sources pédagogiques utilisées par les enseignants et les élèves des classes de CM1 jusqu’au lycée.