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Levée du port du masque : difficile de changer les habitudes

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Le haut-commissaire l'a annoncé la semaine dernière : à partir de ce lundi, le port du masque n'est plus obligatoire dans les établissements et les lieux ouverts au public, ainsi que dans l'enceinte des écoles. Pourtant, beaucoup de Polynésiens font le choix de continuer de porter le masque par précaution.

Publié le 14/03/2022 à 15:51 - Mise à jour le 14/03/2022 à 16:59
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Le haut-commissaire l'a annoncé la semaine dernière : à partir de ce lundi, le port du masque n'est plus obligatoire dans les établissements et les lieux ouverts au public, ainsi que dans l'enceinte des écoles. Pourtant, beaucoup de Polynésiens font le choix de continuer de porter le masque par précaution.

Malgré la levée de l’obligation du port du masque, il semble que les Polynésiens y restent attachés, par précaution surtout. Une commerçante le confirme : “la plupart des clients viennent toujours avec leur masque. Il vaut mieux le porter par sécurité pour nous parce que la maladie court toujours”.

“D’un côté, ça nous soulage mais d’un autre côté, on en a besoin […] ça peut nous protéger aussi”, déclare une habitante de Pirae, qui concède tout de même être “contente de ne plus avoir à le porter”. “Je préfère toujours le porter […] parce qu’il y a toujours le virus qui circule”, confie de son côté un matahiapo. “Il vaut mieux prendre des précautions”.

Dans les établissements scolaires aussi, les élèves veulent rester vigilants. Asaela élève en Terminale, assure ne pas être “contre cette allègement” mais préfère tout de même rester prudente. “Il ne faut pas oublier que le covid est encore là. C’est vrai que je suis fiu de le porter, je suis pour qu’on l’enlève dans la cour mais pas dans la salle de classe”. “C’est dangereux pour nos familles, pour les personnes vulnérables à la maison”, pointe Wanoea, élève de première.

Pour autant, enlever le masque est source de joie et d’un certain retour à la normale, notamment pour le directeur du lycée Raapoto, Jean-Pierre Sartore-Devasse : “j’ai des élèves qui sont arrivés en Seconde et qui sont en Première maintenant, c’est la première fois que je découvre leur visage et leur sourire”, explique-t-il. “Ça va nous permettre de nous concentrer sur le rôle essentiel de notre établissement, c’est-à-dire les accompagner pour les examens sans avoir à les sanctionner sur le port du masque”.

Dans d’autres établissements publics, les consignes restent floues. C’est le cas des salles de sport qui attendent avec impatience plus des directives plus claires. “On a appelé la direction de la jeunesse et des sports et on a demandé s’il y avait un allègement du port du masque et de la distanciation des machines”, explique la gérante d’une salle de Papeete. “Et pour l’instant, nous n’avons rien d’officiel et sans document officiel, nous restons avec les mesures sanitaires obligatoires”.

Le port du masque reste obligatoire dans les transports collectifs, les aéroports, gares maritimes et établissements de santé. Il est fortement conseillé pour les personnes fragiles ou positive à la covid.

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