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Les voeux d’Ericka Bareights, ministre des outre-mer

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Publié le 31/12/2016 à 6:20 - Mise à jour le 31/12/2016 à 6:20
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Mes chers compatriotes,
 

2016 s’achève. Ce fut une année tragiquement marquante. Vous êtes nombreux à avoir été touchés directement par les attaques qui ont meurtri notre nation. Plus généralement, chaque Française, chaque Français a subi ces terribles attentats.

Aujourd’hui, plus que jamais, nous devons donc veiller à l’unité et à la cohésion sociale de notre pays. Ce sont nos biens les plus précieux. Je sais que la sécurité est une question essentielle pour beaucoup d’entre vous. Sachez que tous les services de l’Etat sont mobilisés pour assurer votre protection au quotidien. Je suis personnellement la mise en oeuvre du Plan Sécurité Outre-mer à l’échelle locale : des progrès ont été enregistrés ; ils méritent d’être confirmés et amplifiés.

Plus largement, tout au long de l’année 2016 – comme lors de ces quatre dernières années – l’Etat s’est engagé avec force et énergie à votre service. Je voudrais d’ailleurs le souligner : les Outre-mer sont au coeur des priorités du président de la République et de ses gouvernements. François HOLLANDE s’était engagé en 2012 à visiter tous les territoires ultra-marins s’il était élu. C’est une parole qu’il a tenue puisqu’il est le premier président de la République à avoir visité tous les Outre-mer au cours de son mandat. Il s’est même déplacé à onze reprises dans nos collectivités, un chiffre considérable qui confirme tout l’attachement qu’il porte à nos territoires.

Cette priorité se lit également dans les différents budgets votés pour le Ministère des Outre-mer : ils furent durant tout le quinquennat au-dessus des 2 milliards d’euros. Plus largement, les dépenses totales de l’Etat en faveur des Outre-mer, qui atteignaient 14 milliards d’euros en 2012, s’élèvent désormais à 16,5 milliards en 2017.

Nous pouvons être fiers de ce qui a été réalisé pour les Outre-mer : la loi dite « Lurel » qui a permis de lutter contre la vie chère, la loi dite « Letchimy » sur la coopération régionale, la création d’aides sociales comme la prime d’activité ou l’augmentation des investissements publics…

Ces efforts considérables nous ont permis d’obtenir des résultats concrets. Le nombre de chômeurs, par exemple, a baissé dans tous les Outre-mer de 2,3% au cours de 2016. Plus encourageant encore, le nombre de jeunes demandeurs d’emploi a diminué de 19% depuis 2013 ! Vous le voyez, les résultats sont palpables et améliorent directement la vie des Ultramarins. C’est la preuve qu’une dynamique est bel et bien lancée.

Mais je sais que des problèmes demeurent : je l’ai vu lors de mes déplacements dans les Outre-mer, sur le terrain. En dépit des progrès réalisés, encore trop d’Ultramarines et d’Ultramarins connaissent le chômage. Encore trop de jeunes sont dans des situations d’échec scolaire. Encore trop de familles subissent la pauvreté. Ces écarts avec l’Hexagone sont inadmissibles. Je le dis avec gravité : nous ne pouvons les accepter dans notre République. C’est ce qui guide mon action.

C’est pourquoi dès ma nomination au sein du gouvernement, j’ai mis un point d’honneur à impulser une nouvelle dynamique pour les Outre-mer. Alors que certains souhaitent perpétuer un modèle paternaliste, il nous a paru nécessaire d’établir une nouvelle approche en prise avec la réalité et les spécificités de chaque territoire. Les besoins de la Guyane ne sont pas les mêmes que ceux de Saint-Pierre-et-Miquelon ou La Réunion. Et c’est à vous de décider de ce qui est important pour l’avenir de votre territoire.

Le Projet de Loi Egalité Réelle Outre-mer porte cette nouvelle approche. Les plans de convergence, qui sont prévus par ce texte, permettront aux territoires ultramarins – et donc à vous – de choisir vous-mêmes la stratégie de développement de votre territoire en lien avec l’Etat. Celle-ci sera, dès lors, plus adaptée à vos besoins. Nous devons être fiers de nos régions. Nous devons développer le patriotisme local et valoriser les atouts, les ressources et les compétences dont chaque Outre-mer dispose.
Je vous le disais, François Hollande a fait beaucoup pour les Outre-mer. La dynamique qui est impulsée doit être confortée, et nous devons même aller plus loin.

Nous devons maintenir la priorité absolue qui est donnée à la jeunesse. Les jeunes sont l’avenir de nos territoires ! Nous devons continuer à valoriser les talents locaux et les inciter à revenir à l’issue de leurs études dans l’Hexagone ou à l’étranger. Le soutien à nos petites et moyennes entreprises doit par ailleurs être poursuivi : elles sont les piliers du tissu économique ultramarin.

En matière de coopération régionale, il nous faut aller plus loin encore. Nous sommes aux portes de l’Asie, des Amériques ou de l’Afrique. Nous devons en tirer avantage. Les échanges économiques, professionnels, universitaires sont un levier de croissance incroyable !

Je souhaite également accentuer l’ouverture du ciel : nous devons obtenir la transparence sur les tarifs pratiqués par les compagnies aériennes tout en aidant celles qui participent à la continuité territoriale.
Enfin, en 2017, des échéances électorales détermineront l’avenir de la France pour les cinq prochaines années, voire au-delà.

A l’heure où le racisme et le repli sur soi menacent notre pays, y compris au sein des Outre-mer, je voudrais vous faire part d’une conviction profonde car elle est à l’origine de mon engagement politique : soyons inflexibles sur les principes de la République. Nous devons rester fidèles à nos valeurs républicaines d’ouverture et de tolérance.

Notre pays est riche de sa diversité et les Outre-mer y contribuent magnifiquement ! Grâce à nos territoires, la France est océanique. Je pense ce soir à Leopold Sedar SENGHOR qui affirmait : « La France est un arbre vivant ». Oui, la France est ce grand pays, ouvert sur le monde, dont les branches s’étirent dans tous les océans.

Notre pays, et notamment les Outre-mer, continueront à incarner le vivre-ensemble, le métissage et le partage qui les caractérisent. Je forme le voeu que nos valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité continuent à nous unir au cours de cette nouvelle année.

A chacune et chacun d’entre vous, je veux donc souhaiter une très belle année 2017. Qu’elle soit riche en bonheurs et en joies, qu’elle vous apporte des succès personnels comme professionnels, à vous comme à vos proches ; qu’elle soit pleine d’engagements au service de ceux qui en ont besoin ou au service de nos idéaux.

Vive la République, vive la France et vive les Outre-mer !

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