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Les transporteurs sanitaires face au Covid-19

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Les transporteurs sanitaires en Polynésie sont particulièrement impactés par la crise du Covid-19. Selon eux, ils manquent encore de matériels de protection pour faire face à l'épidémie. Nous avons rencontré Mickaël Virassamy, secrétaire du syndicat des transports sanitaires :

Publié le 02/04/2020 à 9:22 - Mise à jour le 02/04/2020 à 13:45
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Les transporteurs sanitaires en Polynésie sont particulièrement impactés par la crise du Covid-19. Selon eux, ils manquent encore de matériels de protection pour faire face à l'épidémie. Nous avons rencontré Mickaël Virassamy, secrétaire du syndicat des transports sanitaires :

TNTV : Avez-vous l’impression d’être plus à risque dans votre profession ?

Mickaël Virassamy : “Oui, effectivement. On est les premiers exposés parce qu’on va directement chez le patient pour l’emmener dans les centres de soins, que ce soit au Taaone ou dans des centres privés.”

Il y a combien de transports sanitaires en Polynésie ?

“Actuellement, on est 52 sociétés actives. Il y a une centaine de chauffeurs qui tournent sur toute la Polynésie française.”

Devant l’hôpital de Taaone, mercredi soir. (Crédit photo : Tahiti Nui télévision)

Vous a-t-on donné suffisamment de masques, selon vous ? Et avez-vous d’autres matériels de protection ?

“L’ARASS (Agence de Régulation de l’Action Sanitaire et Sociale, NDLR) a mis en place un système de distribution de masques il y a deux jours. Pour le moment, c’est tout ce qu’on a comme protection.”

Cela vous semble insuffisant ?

“Assez, oui.”

Que voudriez-vous ?

“Qu’il y ait plus de moyens mis en place. Du coup, à côté, on s’est procurés des gants directement en pharmacies, et du gel pour se laver les mains.”

Retrouvez l’interview à partir de 7min30 :

Certains d’entre vous sont susceptibles de transporter des personnes atteintes du Covid-19 ?

“Oui. Justement, nous avons eu une première réunion à l’ARASS il y a quelques jours de cela, et il y a des volontaires parmi toutes les sociétés de transport, qui transportent actuellement des patients atteints de Covid-19.”

(…)

Est-ce qu’il y a des dispositions particulières pour les personnes qui se sont portées volontaires ?

“L’ARASS a mis en place un système de formation, c’est-à-dire que le transporteur qui est appelé à transporter un patient de Covid-19, se rend à l’ARASS directement. Il y a une équipe là-bas qui prend en charge le nettoyage de la voiture etc. et tous les moyens mis en œuvre pour transporter ce patient du centre à un autre centre.”

Des membres de votre personnel ont choisi d’arrêter leur activité compte-tenu des risques ?

“Non. Nos activités continuent de tourner, comme d’habitude. Il n’y a pas de changement.”

Racontez-nous votre quotidien : des choses ont changé depuis la crise ?

“Comme d’habitude, on transporte les patients qui ont besoin d’une dialyse, de chimiothérapie et de radiothérapie. Et avec cette crise sanitaire, on n’a pas forcément eu de changement.”

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