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Les syndicats s’élèvent contre l’arrivée des fonctionnaires d’État avant les ressortissants bloqués

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Plusieurs organisations syndicales représentant les salariés envisagent des actions si les fonctionnaires d'Etat attendus dans les semaines à venir arrivaient avant les Polynésiens bloqués à l'extérieur du fenua en raison de l'arrêt des vols commerciaux...

Publié le 13/05/2020 à 10:29 - Mise à jour le 13/05/2020 à 17:13
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Plusieurs organisations syndicales représentant les salariés envisagent des actions si les fonctionnaires d'Etat attendus dans les semaines à venir arrivaient avant les Polynésiens bloqués à l'extérieur du fenua en raison de l'arrêt des vols commerciaux...

Une grève générale ? C’est ce que laissent présager plusieurs porte-paroles syndicaux. Pas pour des questions professionnelles cette fois, mais parce qu’ils estiment inconcevable, l’arrivée massive de fonctionnaires d’Etat, alors que les résidents locaux demeurent bloqués hors du Pays.

« Ce n’est pas concevable. Si les avions, actuellement, embarquent entre 50 et 80 passagers… s’il y a 1500 personnes à ramener, on n’est pas prêts de les voir rentrer ! Il nous faudrait un avion tous les deux jours et demi si on les ramène par 50 à 80″, explique Patrick Galenon, secrétaire général de la CSTP/FO.

«  Vous connaissez l’histoire du Ville d’Amiens avec Pouvana’a a Oopa [Une affaire qui date de juillet 1947. Pouvana’a a Oopa ayant organisé, sur le port de Papeete, une manifestation contre la venue de trois fonctionnaires métropolitains – affaire dite de la Ville d’Amiens, du nom du navire en question – il est arrêté et accusé de complot contre la sûreté de l’État et d’obstruction à la venue de fonctionnaires métropolitains, puis il est acquitté en novembre] Le Ville d’Amiens, ils n’avaient pas fait ça légalement, nous on va le faire légalement. Donc, ça peut se faire par exemple avec une grève générale. Ce sont des menaces mais ce n’est pas ce que l’on souhaite, et je pense que le Haut-commissaire a bien compris la situation. D’autant que le Conseil constitutionnel, cette nuit, a précisé que ceux qui sont confinés peuvent prévoir d’aller où ils veulent. S’il faut aller en grève générale, on ira, mais on espère ne pas en arriver là. Je pense néanmoins que 80% de la population de Polynésie française n’accepte pas cela« .

Patrick Galenon conclut : « Rendez-vous compte du ridicule de la situation : nous, Polynésiens, ne pouvons pas circuler dans les îles, et ceux qui seront affectés dans les archipels, même s’ils sont honorables, eux, pourront s’y rendre ? Ce n’est pas imaginable !« 

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