Dans un communiqué, la FSEP pointe du doigt « le dispatching des élèves » du premier degré, « entrainant de fait une augmentation des risques de contaminations » et la saturation des salles de permanences dans le second degré.
La fédération va jusqu’à qualifier le confinement dominical de « pansement sur une jambe de bois ». « Etendre ce mode de confinement au samedi n’a pas plus de sens », peut-on lire, alors que le confinement, initialement déclaré le dimanche, vient d’être élargi au week-end.
« Seul un confinement complet avec prise en charge par le Pays des employés en « chômage technique » nous semble une solution viable. […] Nous espérons que les élèves polynésiens ne seront pas pénalisés, lors des examens nationaux, alors qu’ils subissent actuellement les conséquences d’une épidémie grandissante », craint la FSEP.
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Lors d’une conférence de presse donnée hier, les délégués syndicaux de l’éducation ne cachaient pas leur mécontentement concernant le manque de mesures prises par le Pays. Pourtant, la semaine dernière, ces derniers se montraient confiants face au vade mecum détaillé par la ministre de l’éducation. “Nous étions convaincus que toutes les mesures étaient prises pour assurer la sécurité sanitaire de nos enfants dans les écoles”, s’était alors justifié Tepuanui Snow, président de la fédération des associations de parents d’élèves.