mardi 27 juillet 2021
A VOIR

|

Les riverains du Pic Rouge continuent de s’opposer au projet Elzea de logements sociaux

Publié le

Publié le 26/11/2018 à 16:45 - Mise à jour le 26/11/2018 à 16:45
Lecture 3 minutes

En Polynésie, la vallée de Tipaerui est l’un des lieux les plus fréquentés de la capitale. Il s’y mêle industries et habitations. Conséquence, la seule route qui dessert la vallée est de plus en plus engorgée. L’Office Polynésien de l’Habitat (OPH) projette pourtant de construire un immeuble social au Pic Rouge, mais la quasi-totalité des habitants de la colline s’y opposent fermement.

“On donne des permis de construire alors qu’il n’y a rien de prévu pour dégager les voitures. Avec les 70 appartements qui vont être créés, cela va faire une centaine de voitures supplémentaires chaque jour sur la route principale de Tipaerui. Et c’est une zone verte que l’on va entièrement bétonnée (…) Sur les plans, c’est très beau, il y a des aires de jeux pour les enfants, des parkings etc. Mais la réalité est toujours autre” explique Stéphane Brouttier, président de l’association syndicale des Collines de Tipaerui qui compte environ 150 propriétaires.

Depuis 2016, l’association syndicale des Collines de Tipaerui conteste le projet. Elle a déjà entamé des recours au tribunal et l’affaire est toujours en cours : “Il y a eu trois procédures d’engagées (une de l’association des Collines, une autre de l’association du Pic Rouge et un par un particulier, ndlr) auprès du tribunal administratif pour faire annuler le permis de construire. (…) On attend la décision de justice, cela pourra prendre des mois ou des années, mais on garde toujours espoir” poursuit Stéphane Brouttier.

L’opération Elzea a obtenu son permis de construire le 19 juin 2018. Les 70 appartements seront bâtis sur cette grande parcelle avec vue sur la zone industrielle. Une parcelle achetée par le pays à la famille Levy en 1998. La famille Coulon qui possède un logement secondaire au bout de cette route n’y voit elle pas d’inconvénient.

Quant au début des travaux, pour Stéphane Brouttier, ils ne sont pas prêts de commencer de sitôt : “ils attendront les fin des recours, je pense. Cela m’étonnerait qu’ils fassent les travaux avant que la justice ne se soit prononcée”.
 
Moana Blanchard, directeur de l’OPH a indiqué de son côté avoir pris acte des recours déposés et que tant qu’il n’y aura pas une décision de justice qui annulera le permis de construire, il lancera des appels d’offres pour les travaux. “Cette opération est ancienne, puisque depuis 1997 nous sommes propriétaires de ce terrain. Nous sommes également adhérents de l’association des collines de Tipaerui. Ce n’est qu’en 2016 que l’OPH s’est mise en marche pour faire émerger cette opération de logement. (…) Nous avons pris des précautions, nous sommes allés faire un concours d’architectes. (…) Nous avons monté cette opération en toute transparence jusqu’à aujourd’hui. Tous les éléments de questionnement sur l’impact sur la route, la vue etc. avaient été évoqué à l’époque et n’avaient pas provoqué de refus complet de la part des membres de l’association” a-t-il ajouté.
 

Rédaction web avec Brandy Tevero et Thomas Chabrol

infos coronavirus