jeudi 16 septembre 2021
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Les nuisances sonores, un réel fléau

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Depuis le couvre-feu, la délinquance au centre- ville de Papeete a quelque peu diminué. Mais les problèmes se sont déplacés dans les quartiers, avec notamment les nuisances sonores, réels fléaux pour le voisinage. C’est le constat des agents de police municipale de Papeete qui interviennent très souvent.

Publié le 02/01/2021 à 18:36 - Mise à jour le 04/01/2021 à 15:26
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Depuis le couvre-feu, la délinquance au centre- ville de Papeete a quelque peu diminué. Mais les problèmes se sont déplacés dans les quartiers, avec notamment les nuisances sonores, réels fléaux pour le voisinage. C’est le constat des agents de police municipale de Papeete qui interviennent très souvent.

Il est à peine 20h30, mais c’est déjà la fête dans certains quartiers de Papeete. Alertées, les patrouilles de la police municipale se rendent sur les lieux. Il s’agit d’un problème de nuisances sonores dans un quartier de Tipaerui. En cause, un attroupement d’individus alcoolisés avec une charrette boum boum qui dérange le voisinage. “On les a sermonné une première fois et on les a avisé que si on devait revenir une seconde fois, ils seraient directement verbalisés” informe Manu Lehartel, agent de Police municipale.

Les nuisances sonores sont un réel problème au fenua. Selon le code de l’environnement polynésien, il est interdit d’émettre ou de propager des bruits ou des vibrations de nature à présenter des dangers ou à causer un trouble excessif aux personnes. Cela peut tout aussi bien être de la musique, que des travaux ou encore des aboiements intempestifs.

Les communes ont fixé des horaires interdisant les nuisances sonores, généralement entre 22h et 6h du matin, mais en journée aussi les bruits excessifs peuvent être considérés comme préjudiciables.

Les personnes à l’origine de bruits qui portent atteinte à la tranquillité de leur voisinage encourent une contravention allant de 8 115 F à 53 550 F.  Ils risquent également de se faire confisquer le matériel à l’origine de l’infraction. Selon Marcelino Tehaamoana, chef de la Police Municipale de Papeete, si au départ il s’agissait de prévention “maintenant on passe directement à la saisie du matériel, comme ça, ça s’arrête direct”.

Et lorsque les bruits deviennent répétitifs, et que plusieurs contraventions sont dressées, ils passent dans la catégorie des délits. Cela peut aller jusqu’à un an de prison et plus d’un million sept cent mille francs d’amende.

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