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Les non-voyants dénoncent les infrastructures inadaptées à Papeete

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Publié le 06/06/2016 à 16:30 - Mise à jour le 06/06/2016 à 16:30
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« Je suis non-voyante de naissance, j’ai eu la chance de voir le soleil, mais c’est tout quoi, je ne vois rien de ce qu’il y a autour de moi, je sens votre présence, mais je ne peux pas vous voir, je ne sais pas de quelle couleur vous êtes », a déclaré Rainui Poursin, jeune femme de 25 ans.
 
Rainui fait partie des 400 non-voyants ou malvoyants déclarés à la Cotorep. La vie au quotidien est difficile pour eux et ils dépendent souvent d’une personne pour effectuer une quelconque opération. Mais quand les infrastructures de la ville ne sont pas adaptées aux non-voyants, cela ne les aide pas.
 
Pour exemple, des trottoirs non adaptés, des poteaux jaunes qui perturbent la circulation,  peu de feux sonores, mais pas seulement : « quand on va aux arrêts de bus, on est sidérés de ne pas trouver de repères sonores qui nous permettrait de savoir quand est ce que le bus arrive, on ne sait pas exactement où traverser, parfois on sait quand ça commence, mais pas quand ça finit », a confié Rainui Poursin au micro de Tahiti Nui Télévision.
 
A l’occasion de la marche nationale pour la vue ce dimanche, l’association Mata Hotu organise de 14 h à 17h sur le front de mer, une journée de sensibilisation. L’objectif : bander les yeux des voyants pour qu’ils se mettent dans la peau de non-voyants et se rendent compte des difficultés de ces derniers à circuler au centre-ville de Papeete.
 

Rédaction Web (Interview Sophie Guébel)

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