Comme tous les autres habitants de la résidence Taoe, Chanterel Hauata présente un handicap. Il est aveugle et doit faire appel à son auxiliaire de vie ou à ses amis pour lire son courrier. Et ce sont eux qui lui ont annoncé qu’il devait 1 423 923 Fcfp à l’Office polynésien de l’habitat. « Je n’ai pas compris ce chiffre, ce montant, cette facture. C’est pour cela que je me suis présenté le mardi 15 juin pour poser des questions et pour entendre ceci : ‘Ce fut une erreur de notre part de 2011 à 2021’. », confie Chanterel.
Les habitants de cette résidence bénéficiaient jusqu’en 2011 d’une aide sociale qui leur permettait de payer un loyer moindre. Et même si cette aide a été supprimée cette année-là, l’OPH a continué à leur faire payer le même loyer, sans réclamer la différence. Jusqu’à ce qu’en 2017, il soit rappelé à l’ordre. L’Office ne peut pas couvrir sur ses fonds propres les aides octroyées par les Affaires sociales, le loyer a donc dû être réévalué.

« Cette gestion locative bénéficiait d’une convention avec les Affaires sociales qui permettait de facturer un loyer, déduction faite de cette aide, avec un reste à charge qui était compatible avec les revenus de ces locataires particuliers, explique Moana Blanchard, le directeur de l’OPH. Il se trouve qu’à un moment donné, cette aide a eu une fin et l’OPH a continué à facturer le loyer réduit. Ce qui fait qu’à un moment donné, au niveau de notre administration, il a fallu re-quittancer au bon niveau, et notamment à partir de 2017. »
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Seule solution pour les locataires, faire une demande d’aide familiale au logement. 13 résidents sur 20 en bénéficient déjà.