vendredi 23 juillet 2021
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Les locataires de la résidence Taoe ont reçu une facture salée

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Du côté de Hamuta, les locataires de la résidence Taoe, réservée aux personnes à mobilité réduite, ont eu la désagréable surprise de recevoir une lettre de rappel leur demandant de payer à l'OPH une somme approchant 1,5 million de Fcfp.

Publié le 03/07/2021 à 16:59 - Mise à jour le 03/07/2021 à 16:59
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Du côté de Hamuta, les locataires de la résidence Taoe, réservée aux personnes à mobilité réduite, ont eu la désagréable surprise de recevoir une lettre de rappel leur demandant de payer à l'OPH une somme approchant 1,5 million de Fcfp.

Comme tous les autres habitants de la résidence Taoe, Chanterel Hauata présente un handicap. Il est aveugle et doit faire appel à son auxiliaire de vie ou à ses amis pour lire son courrier. Et ce sont eux qui lui ont annoncé qu’il devait 1 423 923 Fcfp à l’Office polynésien de l’habitat. “Je n’ai pas compris ce chiffre, ce montant, cette facture. C’est pour cela que je me suis présenté le mardi 15 juin pour poser des questions et pour entendre ceci : ‘Ce fut une erreur de notre part de 2011 à 2021’.”, confie Chanterel.

Les habitants de cette résidence bénéficiaient jusqu’en 2011 d’une aide sociale qui leur permettait de payer un loyer moindre. Et même si cette aide a été supprimée cette année-là, l’OPH a continué à leur faire payer le même loyer, sans réclamer la différence. Jusqu’à ce qu’en 2017, il soit rappelé à l’ordre. L’Office ne peut pas couvrir sur ses fonds propres les aides octroyées par les Affaires sociales, le loyer a donc dû être réévalué.

“Cette gestion locative bénéficiait d’une convention avec les Affaires sociales qui permettait de facturer un loyer, déduction faite de cette aide, avec un reste à charge qui était compatible avec les revenus de ces locataires particuliers, explique Moana Blanchard, le directeur de l’OPH. Il se trouve qu’à un moment donné, cette aide a eu une fin et l’OPH a continué à facturer le loyer réduit. Ce qui fait qu’à un moment donné, au niveau de notre administration, il a fallu re-quittancer au bon niveau, et notamment à partir de 2017.”

Seule solution pour les locataires, faire une demande d’aide familiale au logement. 13 résidents sur 20 en bénéficient déjà.

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