mercredi 5 août 2020
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Les langues polynésiennes sur la table du Cese

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Facteur de cohésion sociale, les langues d’outre-mer sont aujourd’hui une priorité du Conseil économique, social et environnemental (Cese) national. En Polynésie, l’institution est invitée à s’autosaisir de la question. Si le reo ma’ohi a connu un traumatisme dans les années 60, il reprend petit à petit sa place au côté du français. Conforté par les débuts prometteurs des écoles bilingues, tout le monde s’accorde à dire que la maîtrise des deux langues joue un rôle essentiel dans la construction de l’identité collective.

Publié le 12/12/2019 à 14:49 - Mise à jour le 12/12/2019 à 17:13
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Facteur de cohésion sociale, les langues d’outre-mer sont aujourd’hui une priorité du Conseil économique, social et environnemental (Cese) national. En Polynésie, l’institution est invitée à s’autosaisir de la question. Si le reo ma’ohi a connu un traumatisme dans les années 60, il reprend petit à petit sa place au côté du français. Conforté par les débuts prometteurs des écoles bilingues, tout le monde s’accorde à dire que la maîtrise des deux langues joue un rôle essentiel dans la construction de l’identité collective.

S’il y a bien une chose qui emporte l’adhésion de toute la classe politique, c’est le reo ma’ohi. Reléguées à la sphère privée dans les années 60, les langues polynésiennes retrouvent le chemin de l’école, lorsque la loi Deixonne est étendue à la Polynésie en 1981. Trente ans plus tard, elles sont présentes dans tous les cycles, et défendues par trois grandes académies.

Mais dans les îles Sous-le-Vent, soit Tahiti et Moorea, le tahitien n’est parlé que par 20% de la population, tandis que dans les Australes ou les Marquises, sanctuarisés du fait de leur éloignement, le nombre de locuteurs franchit la barre des 50%.

Malgré un certain progrès, le traumatisme est toujours là. « Il y a un choc psychologique que ce peuple a connu, rappelle Flora Devatine, présidente de l’Académie tahitienne. Tant qu’il n’aura pas été levé, on ne pourra pas le réparer. Nous devons reconnaître ce que nos parents, nos grand-parent ont vécu. »

Malheureusement, la révision de la constitution en 1992 fait perdre au reo ma’ohi son statut de langue co-officielle. L’effet collatéral n’a pas d’impact couperet, mais marque symboliquement une marche arrière. Deux ans plus tard, la loi organique dans son article 57 a bien tenté d’enrober le texte qualifiant le reo ma’ohi de « ciment de cohésion sociale », mais le mal est fait.

Ce recul législatif n’empêche pas pour autant le déploiement d’une politique éducative ambitieuse. A l’instar des écoles bilingues à parité horaire, comme c’est le cas à Moorea ou à Taha’a. Notamment parce que le cadre légal le permet.

« La volonté politique est assurée, il n’y a plus de débat là-dessus, à l’assemblée de la Polynésie on a eu un aval à l’unanimité », se réjouit Christelle Lehartel, ministre de l’Education. Même écho du côté des chercheurs. « Il y a vrai un consensus qui se dégage, commente Jacques Vernaudon, maître de conférences de linguistique à l’Université de la Polynésie française. Tout le monde a bien conscience que c’est une dimension essentielle de notre identité collective. » 

L’ensemble des Cese de France, y compris notre Conseil économique, social, environnemental et culturel (Cesec), sont vivement invités à se saisir de cette question avant les états généraux du plurilinguisme, prévus en 2021 à La Réunion.

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Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

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