fbpx
vendredi 24 janvier 2020
A VOIR

|

Les langues polynésiennes sur la table du Cese

Publié le

Facteur de cohésion sociale, les langues d’outre-mer sont aujourd’hui une priorité du Conseil économique, social et environnemental (Cese) national. En Polynésie, l’institution est invitée à s’autosaisir de la question. Si le reo ma’ohi a connu un traumatisme dans les années 60, il reprend petit à petit sa place au côté du français. Conforté par les débuts prometteurs des écoles bilingues, tout le monde s’accorde à dire que la maîtrise des deux langues joue un rôle essentiel dans la construction de l’identité collective.

Publié le 12/12/2019 à 14:49 - Mise à jour le 12/12/2019 à 17:13
Lecture 2 minutes

Facteur de cohésion sociale, les langues d’outre-mer sont aujourd’hui une priorité du Conseil économique, social et environnemental (Cese) national. En Polynésie, l’institution est invitée à s’autosaisir de la question. Si le reo ma’ohi a connu un traumatisme dans les années 60, il reprend petit à petit sa place au côté du français. Conforté par les débuts prometteurs des écoles bilingues, tout le monde s’accorde à dire que la maîtrise des deux langues joue un rôle essentiel dans la construction de l’identité collective.

S’il y a bien une chose qui emporte l’adhésion de toute la classe politique, c’est le reo ma’ohi. Reléguées à la sphère privée dans les années 60, les langues polynésiennes retrouvent le chemin de l’école, lorsque la loi Deixonne est étendue à la Polynésie en 1981. Trente ans plus tard, elles sont présentes dans tous les cycles, et défendues par trois grandes académies.

Mais dans les îles Sous-le-Vent, soit Tahiti et Moorea, le tahitien n’est parlé que par 20% de la population, tandis que dans les Australes ou les Marquises, sanctuarisés du fait de leur éloignement, le nombre de locuteurs franchit la barre des 50%.

Malgré un certain progrès, le traumatisme est toujours là. “Il y a un choc psychologique que ce peuple a connu, rappelle Flora Devatine, présidente de l’Académie tahitienne. Tant qu’il n’aura pas été levé, on ne pourra pas le réparer. Nous devons reconnaître ce que nos parents, nos grand-parent ont vécu.”

Malheureusement, la révision de la constitution en 1992 fait perdre au reo ma’ohi son statut de langue co-officielle. L’effet collatéral n’a pas d’impact couperet, mais marque symboliquement une marche arrière. Deux ans plus tard, la loi organique dans son article 57 a bien tenté d’enrober le texte qualifiant le reo ma’ohi de “ciment de cohésion sociale”, mais le mal est fait.

Ce recul législatif n’empêche pas pour autant le déploiement d’une politique éducative ambitieuse. A l’instar des écoles bilingues à parité horaire, comme c’est le cas à Moorea ou à Taha’a. Notamment parce que le cadre légal le permet.

“La volonté politique est assurée, il n’y a plus de débat là-dessus, à l’assemblée de la Polynésie on a eu un aval à l’unanimité”, se réjouit Christelle Lehartel, ministre de l’Education. Même écho du côté des chercheurs. “Il y a vrai un consensus qui se dégage, commente Jacques Vernaudon, maître de conférences de linguistique à l’Université de la Polynésie française. Tout le monde a bien conscience que c’est une dimension essentielle de notre identité collective.” 

L’ensemble des Cese de France, y compris notre Conseil économique, social, environnemental et culturel (Cesec), sont vivement invités à se saisir de cette question avant les états généraux du plurilinguisme, prévus en 2021 à La Réunion.

L’audiovisuel, un secteur qui séduit les jeunes

Ils sont graphistes, cadreurs, réalisateurs ou beatmakers. Avec la généralisation des smartphones et du numérique, les métiers de l’audiovisuel attirent de plus en plus de jeunes. Faute d’école spécialisée au fenua, ils sont nombreux à se former sur le tas. Comment font-ils pour s’en sortir et se faire une place sur un marché restreint ? Eléments de réponse.

Le paiement sans contact bientôt généralisé en Polynésie

Jusqu’à aujourd’hui, seule la Banque de Tahiti avait équipé son parc du système de paiement sans contact. D’ici la fin de l’année, l’ensemble des Polynésiens y auront accès. Les techniciens de l’OSB font le tour des commerçants pour installer cette nouvelle fonction. Une opération de grande ampleur puisque le reste du parc compte près de 2 700 terminaux de paiement électronique.

L’inlassable hausse des cotisations sociales

Les nouvelles hausses des cotisations sociales sont effectives depuis le 1er janvier. Adoptées en conseil des ministres le 13 décembre, elles visent la tranche A de la retraite et l’assurance maladie. Des augmentations "nécessaires", juge le gouvernement, malgré les réticences des partenaires sociaux.

Toute l’actualité de Polynésie française et d’ailleurs en direct et en continu.

Contactez le standard
Contactez la régie pub

NEWSLETTER

Recevez l'actualité de la Polynésie, les temps forts de vos programmes et les jeux dans votre boîte mail.

CONTACTEZ LA Rédaction

Tel : +689 40 47 36 15 / Fax : +689 40 47 36 09
Numéro d’urgence : +689 87 78 14 01
Email : [email protected]

TNTV dans les îles
Tel : +689 40 60 00 75 / Fax : +689 40 60 00 76
Email : [email protected] / [email protected]

les articles de la semaine

catégories populaires

Suivez-nous

Abonnez-vous à nos réseaux sociaux

Téléchargez l’application TNTV

X