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Les habitants de l’immeuble GIP vont devoir évacuer les lieux

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Le couperet est tombé mercredi soir pour la soixantaine de familles qui résident dans l’immeuble Toa Arai, dit GIP, au pied de La Mission. La mairie de Papeete leur a annoncé qu’elle allait prendre d’ici peu un arrêté pour faire évacuer en partie les lieux, suite au constat d’un expert qui estime que le bâtiment présente "un péril imminent". Les occupants s’en remettent désormais aux autorités pour trouver un nouveau toit.

Publié le 08/04/2021 à 16:03 - Mise à jour le 08/04/2021 à 16:03
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Le couperet est tombé mercredi soir pour la soixantaine de familles qui résident dans l’immeuble Toa Arai, dit GIP, au pied de La Mission. La mairie de Papeete leur a annoncé qu’elle allait prendre d’ici peu un arrêté pour faire évacuer en partie les lieux, suite au constat d’un expert qui estime que le bâtiment présente "un péril imminent". Les occupants s’en remettent désormais aux autorités pour trouver un nouveau toit.

Michel Buillard a dépêché l’un de ses adjoints ainsi que le directeur général des services de la mairie pour annoncer la nouvelle aux habitants de l’immeuble Toa Arai. À savoir que la commune s’apprêtait à prendre un arrêté pour évacuer, dans un premier temps, le bâtiment central de la résidence. Car selon l’avis de l’expert qui a étudié la structure, les occupants des lieux encourent un “péril grave et imminent” en raison de nombreuses fissures.

“L’expert nous demande de prendre des mesures pour protéger rapidement la population. On n’a pas d’autre solution que d’évacuer le bâtiment car on a comme un glaive au-dessus de la tête”, explique Rémy Brillant, le directeur général des services de la mairie de Papeete.

Les représentants de la mairie ont assuré aux habitants qu’ils suivraient de près leur situation, notamment pour aider les propriétaires à obtenir le gel des remboursements de crédits auprès des banques. Mais aussi pour trouver des solutions de relogement.  

“L’idée c’est de vraiment les accompagner car c’est quand même un traumatisme. Ce sont de grandes familles qui sont sorties de leurs familles. Si elles doivent y retourner demain, même provisoirement, c’est difficile”, ajoute Remy Brillant.

“Il y a quand même eu beaucoup de défaillances”

L’annonce de l’évacuation prochaine n’a pas surpris les habitants. Des familles qui comptent désormais sur les autorités pour leur venir en aide. Car elles se retrouvent démunies.

“La plupart des familles sont des familles nombreuses et se faire reloger dans la famille, ce n’est pas possible. Et trouver des loyers qui sont abordables pour nous, il faut partir sur les districts les plus éloignés. Et là ce n’est pas évident”, témoigne Cheyenne, la présidente de l’association de protection des occupants de l’immeuble Toa Arai.

Les habitants de l’immeuble attendent aussi beaucoup de la plainte au pénal déposée par leur avocat pour “mise en danger de la vie d’autrui”. Elle est toujours sur le bureau du procureur. Et sur le plan civil, Me Dominique Bourion veut croire que ses clients obtiendront aussi gain de cause.  

“Ce qui pourrait se passer, c’est que l’expert conclue que ce bâtiment n’est pas viable et qu’il y a lieu de le détruire et de le reconstruire. On verra après qui sera responsable, qui devra payer. Il y a quand même eu beaucoup de négligences et de défaillances dans la construction de cet immeuble. Et surtout un manque de contrôle complet”, estime l’avocat.

Pour le moment, aucune date butoir n’a été fixée par la mairie pour l’évacuation de l’immeuble. Elle souhaite donner un peu de temps aux occupants pour s’organiser.

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