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Les gravats de la discorde

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Publié le 11/11/2016 à 10:12 - Mise à jour le 11/11/2016 à 10:12
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Visiblement les internautes ne se sont pas sentis vraiment concernés par la question. Seulement trois ont répondu. Parmi ceux-ci, Areti Nadia Ropati qui demande « à faire des analyses dans un laboratoire pour voir si ces gravats sont contaminés » et sous entendant en tahitien « que le maire aurait peut être reçu des pots de vin » avançant que « c’est pour cela que les conséquences sur la santé de la population n’ont pas été prises en compte ».  Un autre internaute suggère, lui, de poser la question au délégué au Suivi des conséquences nucléaires. Mr Barillot.

Cette question nous l’avons posée à Mr Barillot. Dimanche dernier , il était l’invité de ce journal, et il relatait qu’en 2009-2010, un laboratoire de l’IRSN, avait fait des analyses sur ces gravats qui au départ étaient des blocs de béton de Hao. Les analyses, n’ont trouvé aucune trace de radioactivité dans les gravats.

Il a aussi rappelé dans son interview, que le mouvement de protestation des membres de l’association 193, viendrait peut être « des mensonges dont ils ont été victimes » se souvenant de ce que les habitants de Mangareva ont vécu. « On leur a menti et depuis 50 ans, les choses ne sont pas réglées ».

Ce qui est sûr, c’est que l’association 193 ne veut pas de ces graviers de Hao, mais à la place, elle demande un concasseur pour utiliser les cailloux de l’ile pour faire les travaux de la route.

A l’heure actuelle, les 206 tonnes de Gravats de Hao sont toujours sur le quai de Rikitea. Le conseil municipal ne sachant toujours pas quoi en faire, puisque le maire Vai Gooding a communiqué dimanche dernier, sur son refus d’utiliser ces gravats pour construire la route d’un kilomètre après que certains habitants aient menacé sa famille.

Pour les 193, il reste une question en suspens:  le président de l’association se dit inquiet et se pose la question de savoir si d’autres îles, qui ont effectué des travaux depuis 2011, n’auraient pas reçu des graviers de Hao sans que la population le sache.
 

Rédaction Web avec Tamara Sentis et Tauhiti Mu San

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