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Les élèves de CM1 de Erima découvrent l’upcycling

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Publié le 25/06/2019 à 13:06 - Mise à jour le 25/06/2019 à 13:06
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Rien ne se perd, tout se transforme, une célèbre maxime expliquée aux élèves de CM1 de l’école Erima ce mercredi matin. Gaël Manes directeur de l’institut Kaly and Joy, accompagné de Gérard Dumora, du collectif Vortex, ont décidé de valoriser ce qu’on appelle l’upcycling ou comment donner une seconde vie aux déchets.

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Au 1er étage de l’école, les élèves ont déroulé des bandes de lingettes sur plusieurs mètres. L’idée est de faire de ce produit non-recyclable une installation artistique : « L’idée c’est de montrer aux jeunes qu’on peut travailler sur la valorisation des déchets plutôt que le recyclage à proprement parler. On peut, grâce à une activité créative, imaginer des projets », explique Gaël. 

Pour expliquer ce projet aux enfants, Gérard et Jacqueline ont fait le déplacement de métropole. Tous deux éco-designers, ils ont créé le collectif Vortex il y a trois ans : « J’ai vécu ici en Polynésie, à Moorea pendant 8 ans et c’est à mon retour en métropole, une fois sensibilisé à l’environnement, que j’ai eu l’idée d’aller voir les industriels et voir ce que eux jetaient en fait, explique Gérard. Ce qui est un déchet pour un industriel ou pour une entreprise ne l’est pas forcément pour le monde artistique. Pour nous artistes, c’est une matière première avant tout (…) L’objectif avant tout c’est de sensibiliser les enfants aux déchets. Tout simplement en leur expliquant que quand ils mangent un bonbon, ou qu’ils jettent leur papier par terre, en fait ça va aller dans les rivières, et de la rivière ça va dans la mer et dans la mer ce sont les poissons qui eux se nourrissent de ça. » 

> Une tournée des écoles envisagée

Mais la notion de faire du neuf avec du vieux est encore flou dans la tête de ces enfants. Des enfants qui sont tout de même déjà bien sensibilisés au recyclage : « Quand on a fini de manger par exemple des bananes ou des oranges, nous on met dans le compost », raconte une petite fille. 

Si l’Upcycling se fait encore timide en Polynésie, l’institut Kaly and Joy se veut être un tremplin pour développer cette tendance au fenua. Une tournée dans d’autres écoles pourrait être envisagée.

Rédaction web avec Sophie Guébel 

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