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Les chiffres de la délinquance se stabilisent

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Le haut-commissariat de la République en Polynésie française a présenté ce mercredi le bilan 2020 des chiffres de la délinquance en Polynésie française. Les violences sont relativement stables voire accusent une légère baisse par rapport à 2019, mais les taux des violences intrafamiliales restent supérieurs aux moyennes nationales.

Publié le 03/02/2021 à 18:01 - Mise à jour le 03/02/2021 à 18:01
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Le haut-commissariat de la République en Polynésie française a présenté ce mercredi le bilan 2020 des chiffres de la délinquance en Polynésie française. Les violences sont relativement stables voire accusent une légère baisse par rapport à 2019, mais les taux des violences intrafamiliales restent supérieurs aux moyennes nationales.

La baisse des atteintes aux biens constatée les années précédentes se confirme nettement pour l’année 2020. La délinquance acquisitive en Polynésie française est très inférieure au seuil national. En 2020, le taux annuel pour 1 000 habitants est de 12,72 faits pour 1000 habitants en Polynésie française contre 26,4 au niveau national. Les opérations organisées conjointement entre les services de Police et de Gendarmerie en matière de vols de 2 roues ont donnés des résultats : -43% en 2020.

Les violences sont relativement stables voire accusent une légère baisse par rapport à 2019 (-2,4%), même si les taux des violences intrafamiliales constatés en Polynésie française sont supérieurs aux moyennes nationales.
Les violences ou atteintes volontaires à l’intégrité physiques (AVIP) représentent aujourd’hui près de 3 000 faits par an et sont supérieures au seuil national. En 2020, le taux pour 1 000 habitants est 10,69 faits en Polynésie française contre 9,88 faits au niveau national.

Concernant les violences intrafamiliales en 2020, on comptabilise 2 896 victimes de violences en Polynésie française, dont 1 642 victimes dans la sphère familiale (78%) et dont 1 158 victimes de violences conjugales.
La forte mobilisation de l’ensemble des acteurs de prévention mais également des forces de l’ordre a permis de contenir le nombre des violences intrafamiliales qui était en augmentation depuis 2017.

“Les services de l’Etat sont mobilisés, notamment pour faciliter l’accueil dans les brigades de gendarmerie ou au commissariat de police des victimes de violence, explique le haut-commissaire Dominique Sorain. Il faut que les personnes déposent plainte systématiquement pour se protéger et protéger leur famille. Donc il y a tout un travail de formation des agents pour faciliter cet accueil. La gendarmerie a recruté une intervenante sociale supplémentaire aussi pour faciliter cet accueil. Puis ce sont des procédures simplifiées, des plaintes simplifiées également, qui peuvent être utilisées. Et c’est une de nos priorités d’action parce qu’il y a encore trop, même si le phénomène s’est stabilisé en 2020, il y a encore trop de violences. Donc il faut déposer plainte, parce que c’est un moyen de connaître le fait et ça peut permettre de protéger les personnes.”

Une augmentation des saisies des avoirs criminels

Concernant les stupéfiants, une baisse relative des faits constatés en matière d’infractions à la législation sur les stupéfiants (ILS) confirme une tendance à la banalisation de la consommation du cannabis. Les restrictions en matière de circulation en lien avec la crise du covid ont également eu un impact sur l’importation de l’ice qui reste malgré tout un sujet de préoccupation majeur en matière de trafic de stupéfiants.

Les ILS sont deux fois plus élevés qu’en métropole. En 2020, le taux annuel pour 1 000 habitants est de 5,83 faits en Polynésie française contre 2,87 au niveau national.

En 2020, l’activité combinée du Groupe d’interministériel de recherches et des services de police et de la gendarmerie aura permis de saisir 1 623 833 982 Fcfp, soit une augmentation exceptionnelle de plus 606% par rapport à 2019. Il s’agit là d’un arsenal supplémentaire dissuasif vis-à-vis des trafiquants qui voient dans l’ice ou le paka notamment une opportunité économique intéressante.

“Au-delà des peines classiques, si je puis dire l’emprisonnement, il faut retenir qu’il y aura des peines dites complémentaires de confiscation et que le patrimoine des trafiquants sera confisqué, a indique le procureur de la République Hervé Leroy. Et je précise quelle que soit l’origine des fonds ayant pu financer ce patrimoine. Autrement dit, un trafiquant risque de perdre une maison de famille au motif qu’on a pu établir que l’argent de la drogue lui a rapporté telle somme, correspondant à la valeur d’une maison.”

Accidentologie en baisse mais toujours trop de morts sur la route

Si une baisse de l’accidentalité était attendue compte tenu de la période de confinement, le bilan notamment en fin d’année est décevant. Si 2020 dénombre 112 accident, contre 122 l’année précédente, le nombre de morts est le même pour les deux années : 29. Seul le nombre de blessés a légèrement baissé, passant de 142 en 2019 à 137 en 2020.

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