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Les chiens ne sont pas des peluches

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L’association de protection des animaux lance un appel à la population pour faire cesser les comportements irresponsables vis-à-vis des animaux domestiques, dont surtout les chiens. Vendredi dernier, Sylvia Tauateruatu est intervenue dans la vallée de la Mission pour sauver une dizaine de chiots de l’euthanasie. Des animaux dont la propriétaire, une jeune fille d’une vingtaine d’années, ne peut plus assumer car habitant dans un logement social où le règlement l’interdit...

Publié le 29/09/2020 à 10:13 - Mise à jour le 29/09/2020 à 10:24
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L’association de protection des animaux lance un appel à la population pour faire cesser les comportements irresponsables vis-à-vis des animaux domestiques, dont surtout les chiens. Vendredi dernier, Sylvia Tauateruatu est intervenue dans la vallée de la Mission pour sauver une dizaine de chiots de l’euthanasie. Des animaux dont la propriétaire, une jeune fille d’une vingtaine d’années, ne peut plus assumer car habitant dans un logement social où le règlement l’interdit...

Des chiots âgés de deux mois à peine ont vu le jour dans des ruines sur un terrain vague à côté d’un logement social du quartier de la Mission. Selon Sylvia Tauateruatu, ces animaux auraient été euthanasiés sans son intervention car légalement, ils n’appartiennent à personne. Mais la propriétaire, c’est une jeune fille, Maeva. Âgée de 21 ans, elle habite dans un logement social avec sa mère et le règlement ne lui permet pas de garder ses chiens, mais elle compte bien préserver les deux femelles qui ont mis bas.

« Les animaux ne sont pas des jouets. Il y a deux sortes d’abandon en Polynésie : les abandons de gens qui quittent le territoire malheureusement, ce sont beaucoup d’expatriés, et il y a les abandons des locaux car ils n’arrivent plus à gérer. Avec le confinement en plus, il y a des problèmes économiques aujourd’hui. Ces chiots-là, su je ne viens pas, on les euthanasie. La police est venue, cela a fait des problèmes dans le lotissement, la maman manque de se faire mettre dehors de son appartement, donc j’interviens » nous dit la présidente de l’association de protection des animaux, Dobhelp Tahiti.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Sylvia sauve in extremis les animaux de l’euthanasie, mais pas seulement. Une fois engagée, l’association se charge de trouver une solution. Cette fois, elle propose les chiots à l’adoption, mais d’abord, les animaux doivent être soignés. Direction donc le vétérinaire à Auae avec qui l’association a l’habitude de travailler. « On déparasite, tout ce qui est vers internes, vers digestifs, vers sanguins… et tout ce qui est parasites externes dont les tiques. Après, il y a des chiens qui ont des mycoses, qui ont des gales… donc on leur donne des traitements pour essayer de les rendre plus sains en vue de l’adoption. (…) Pour les stérilisations, il faut compter en moyenne 25 000 Fcfp, mais avec les associations, pour les chiens errants ou les chiens qui sont dans des familles avec peu de moyens, il y a des réductions allant de 30 à 50% » explique Florian Le Breuil, vétérinaire.

Après leur passage entre les mains de Florian, les animaux sont prêts à être adoptés, mais une fois sevrés, ils devront faire l’objet d’un suivi médical et d’une attention particulière au sein de la famille d’accueil : « Les animaux quand on les prend, on doit avoir un jardin clôturé, on doit avoir un travail. C’est une responsabilité ».

Maeva, elle, devra se résigner à lâcher ses protégés pour éviter qu’ils ne se retrouvent à la fourrière où ils auraient sans doute été euthanasiés à défaut d’être adoptés…

REPORTAGEBrandy Tevero

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