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Les banques confiantes en l’assainissement des finances du Pays

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Publié le 21/09/2017 à 12:55 - Mise à jour le 21/09/2017 à 12:55
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Chaque année, le Pays emprunte de l’argent pour financer une partie de son budget. Cette année comme l’an dernier, l’autorisation d’emprunt voté s’élevait à 8 milliards. Une partie provient d’organismes publics, l’autre des banques locales. Ce matin, deux milliards ont été emprunté, l’un à la Socredo l’autre à la Banque de Polynésie. Ces emprunts ont été conclus pour une durée de dix ans et signés au taux fixe annuel de 1,75%, pour un montant de 1 milliard Fcfp par banque.

« Il était prévu au budget 2017 de la Polynésie, huit milliards d’emprunt. Nous tenons qu’une quote part de ces emprunts soit effectué auprès des banque locales, pour leur permettre de participer aussi à l’effort d’investissement du Pays. Quant aux six autres milliards, ceux-ci sont en cours de finalisation. », explique Teva Rohfritsch, le vice-président du Pays.

Parmi les bailleurs de fonds envisagés, on retrouve l’Agence Française de Développement, prêteur habituel, la Caisse des Dépôts et l’Agence Française de Financement Local. « Nous essayons à chaque fois de ne pas dépendre d’un seul établissement de crédits, de diversifier nos emprunts, tout en sélectionnant les signatures les plus solides, les plus sûres. »

D’autant que la conjoncture est bonne en ce moment, les taux d’emprunt des banques locales sont bas et viennent concurrencer ceux des organismes publics. « Il y a un petit différentiel de taux, qui s’est bien réduit entre la métropole et les crédits offerts ici, ce qui nous permet de garder cette implication des banques locales, que je pense important ».

Le gouvernement Fritch poursuit son effort de désendettement. Le remboursement de la dette est supérieur aux nouveaux emprunts contractés (NDLR: 12 milliards de remboursement annuels dont 3 d’intérêts). L’encourt total de la dette du pays diminue donc progressivement d’années en années. « Les finances sont assainies, on continue de désendetter la Polynésie de façon à ce que les générations futures ne soient pas pénalisées en raison des emprunts contractés par le Pays ».

Malgré les échéances électorales qui approchent, le Pays reste donc raisonnable dans ces emprunts.  Pour autant, lors de l’ouverture de la session budgétaire hier, le président a laissé entendre que des emprunts plus importants pourraient être contractés dans les années à venir, notamment dans le cadre des grands projets.

« Il y a un levier que nous n’avons pas encore mobiliser, c’est celui de l’emprunt. Nous avons voulu dans un premier temps assainir les finances du Pays, mais aujourd’hui et pour la prochaine mandature, le Pays sera en capacité de mobiliser des moyens énormes en investissement. », déclarait, jeudi, Edouard Fritch au sortir de la session budgétaire.

Du côté des banques locales, on estime que la situation du Pays s’est nettement améliorée, eu égard à la note que lui a attribué Moody’s, agence de notation financière. « Il y a eu des efforts de faits de la part du Pays pour l’amélioration des finances publiques. Ceux-ci ont porté leur fruits, puisque les bailleurs de fonds accordent leur confiance au Pays, plus qu’hier. », estime le directeur général de la Banque Socredo, Matahiarii Brothers.

Même son de cloche du coté du directeur général de la Banque de Polynésie, Christian Carmagnolle. « Nous avons été présent quand la note du Pays était moindre, nous avons prété. Aujourd’hui les finances du Pays se sont améliorées et nous sommes confiants pour l’avenir. »

 

Rédaction Web avec Tamara Sentis

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