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L’église se positionne contre la PMA

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Déjà accessible aux couples hétérosexuels sur indication médicale, la PMA devrait être étendue à toutes les Polynésiennes, sans exception. L'adoption vendredi du projet de loi par l'assemblée nationale, leur permet en effet d’avoir accès à l’ensemble des techniques de procréation, avec une prise en charge par l'assurance maladie. Un texte que les confessions catholiques ne voient pas d'un très bon oeil.

Publié le 03/10/2019 à 11:44 - Mise à jour le 03/10/2019 à 15:05
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Déjà accessible aux couples hétérosexuels sur indication médicale, la PMA devrait être étendue à toutes les Polynésiennes, sans exception. L'adoption vendredi du projet de loi par l'assemblée nationale, leur permet en effet d’avoir accès à l’ensemble des techniques de procréation, avec une prise en charge par l'assurance maladie. Un texte que les confessions catholiques ne voient pas d'un très bon oeil.

Lesbienne, hétéro, célibataire ou non, toutes les Polynésiennes devraient bientôt avoir accès à l’insémination artificielle ou à la fécondation in vitro (FIV) pour avoir un enfant. L’assemblée nationale a effectivement adopté vendredi un projet de loi relatif à la bioéthique permettant à l’ensemble de la gente féminine un recours à la procréation médicalement assistée (PMA). « Avec la levée de cette interdiction, le projet de loi entend prendre en compte l’infertilité pathologique des femmes non mariées et des deux membres du couple, qu’il soit hétérosexuel ou composé de deux femmes » justifie le texte.

Les confessions ne l’entendent pas de cette oreille, évoquant le droit pour l’enfant de connaître ses deux parents. « Il faut respecter le désir des adultes d’avoir des enfants, mais pas de cette manière. Parce que on oublie trop souvent l’enfant. La loi donne le droit aux adultes (d’avoir recours à la PMA, ndlr), mais l’enfant ? C’est un être humain. Il aussi le droit de savoir d’où il vient » défend Père Joël Aumeran, vicaire général de l’église catholique. « Nous avons la possibilité de dire compte tenu de la loi organique qui demande à respecter les spécificités polynésiennes, que la société polynésienne ne peut pas faire entrer dans sa loi la PMA » tranche Marie-Christine, responsable juridique de la mission catholique.

Mesure phare du texte porté par la ministre de la Santé, Agnès Buzin, la généralisation de la PMA à toutes les femmes présente cependant une alternative coutumière en Polynésie, selon le représentant de l’église protestante. Il s’agit du fa’a’amu : l’adoption. « C’est un moyen pour tout parent qui ne peut pas avoir d’enfant, le maohi a toujours prôné ce moyen-là. Il s’agit vraiment de considérer cet enfant comme son propre enfant » indique Mitema Tapati.

Une assemblée générale est prévue samedi à l’église Saint-Paul à Mahina où les confessions religieuses débattront de cette question.

Question d’éthique centrale, l’accès aux origines pour les enfants nés d’un tiers donneur a bien-sûr été prévu par le législateur. En effet, « l’article 3 du projet de loi permet à un enfant né d’assistance médicale à la procréation avec tiers donneur d’accéder à un certain nombre de données non identifiantes le concernant, et, s’il le souhaite, à l’identité de celui-ci. » Ce qui représente un changement important par rapport à la législation actuelle, fondée l’anonymat du donneur. « Tout donneur devra ainsi manifester son consentement exprès à la communication à l’éventuel enfant de ses données non identifiantes, et de son identité avant de procéder au don. »

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Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

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