lundi 17 janvier 2022
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Légion étrangère : 3 Polynésiens sur le départ

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Depuis l’ouverture d’un bureau d’information il y a trois ans à Pirae, de plus en plus de Polynésiens tentent de décrocher un contrat dans ce corps d’élite de l’armée. Car malgré l’image que la Légion étrangère véhicule avec ses difficultés et son exigence, des dizaines de Polynésiens sont recrutés chaque année.

Publié le 02/12/2021 à 16:07 - Mise à jour le 02/12/2021 à 17:54
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Depuis l’ouverture d’un bureau d’information il y a trois ans à Pirae, de plus en plus de Polynésiens tentent de décrocher un contrat dans ce corps d’élite de l’armée. Car malgré l’image que la Légion étrangère véhicule avec ses difficultés et son exigence, des dizaines de Polynésiens sont recrutés chaque année.

À 20 ans, David Clark s’apprête à intégrer la Légion étrangère. Il quittera le fenua dimanche pour un changement de vie radical. Le jeune homme originaire d’un quartier défavorisé de Mahina se dit prêt à faire le grand saut pour enfiler la tenue d’un légionnaire et porter le béret vert. Il a acquis les valeurs de la discipline et de la rigueur au RSMA : “C’est une fierté et un honneur pour moi d’intégrer ce corps d’élite. J’ai un peu la boule au ventre, mais je me dis que si je pars, c’est pour mon avenir, et pour mieux revenir après”.

La sélection des futures recrues se fait par étape. Aucun niveau d’étude n’est requis. La Légion ne cherche pas des champions de la condition physique. Elle exige de l’engagement et de la détermination. Une fois par semaine, les candidats au recrutement participent aux tests d’aptitudes physiques. “On demande d’être prêts physiquement, c’est-à-dire en terme de sport et d’aptitude médicale. On demande d’être prêt psychologiquement : ils passent une batterie de tests psychologiques pour qu’on comprenne un peu leur personnalité et qu’on s’assure qu’ils aient véritablement un sens du collectif, un sens de l’engagement” explique le commandant Samuel Henry, chef de bureau au recrutement de la légion étrangère.

“Je me prépare physiquement et mentalement. Cela faisait pas mal de temps que je voulais m’engager” indique Samson Hoata, candidat au recrutement.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

La sélection actuelle compte 12 candidats. Trois d’entre eux s’apprêtent à rejoindre la métropole pour débuter leur formation. Pendant 6 mois, ils apprendront à faire corps et à se battre avant d’intégrer une spécialité.

Le contrat d’engagement dure 5 ans. Sur les 140 nationalités qui compose ce corps de 9 000 hommes, les légionnaires français ne représentent que 11% de l’effectif opérationnel.

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