« Nous avons l’ambition de sortir de la Zone Exclusive Economique avec des bateaux réfrigérés à moins 60°, armés pour rester trois mois, quatre mois, voire un an en mer. Ce sera l’équivalent de la pêcherie asiatique aujourd’hui. Les armateurs se reconnaissent dans ces différents scénarii. »
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Mais pour Tearii Alpha, ministre des Ressources primaires, l’important « C’est de pouvoir consolider en même temps, les moyens réglementaires, les soutiens financiers à cette pêcherie polynésienne et de coordonner la formation avec nos différents partenaires, tels que le RSMA, le centre des métiers de la mer, le Cnam et la CCISM ». Cela avec l’objectif de doubler la production dans les dix prochaines années.
Le côté financier pour armer la flottille nécessaire pour réaliser cet objectif, sera soutenu par le Pays, les partenaires bancaires et l’Etat avec la défiscalisation.
Pour Jaroslav Otcenasek, président du syndicat des pêcheurs professionnels polynésiens, ce schéma directeur, le réjouit. « On se reconnait dans ce projet et l’on ne peut être que satisfait de cela. Cela va améliorer notre situation dans le sens où le Pays nous accompagne. » Et d’énumérer, « Les licences de pêche aux étrangers, finies, les constructions de navires à l’extérieur, finies. Nous avons démontré notre capacité à s’émanciper et à travailler seul aujourd’hui. Je ne peux qu’être heureux. »
Cette nouvelle stratégie de pêche hauturière devrait être prochainement présentée en conseil des ministres avant sa transmissions aux élus de l’assemblée.